Politique

Tunisie : la police va lancer un ultimatum aux hommes retranchés à Oued Ellil

La situation pourrait rapidement évoluer en Tunisie pour les hommes armés retranchés dans une maison de Oued Ellil, dans la banlieue de Tunis. La police tunisienne va en effet lancer un ultimatum et donnera l’assaut s’ils ne se rendent pas rapidement.

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Mis à jour le 24 octobre 2014 à 11:42

Des membres des forces spéciales tunisiennes. © AFP

C’est, selon la police tunisienne, une question d’heures. Les forces de l’ordre vont "lancer un ultimatum" aux hommes armés retranchés depuis jeudi dans une maison de Oued Ellil, dans la banlieue de Tunis, avec des femmes et des enfants. "Elle donnera l’assaut s’ils ne se rendent pas", a déclaré vendredi 24 octobre le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

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"Nous ne pouvons patienter plus longtemps. Nous allons leur donner un ultimatum d’une heure ou deux maximum, puis nous allons mener l’assaut", a affirmé à la presse Mohamed Ali Aroui. Au moins deux hommes armés que les forces de l’ordre voulaient arrêter sont retranchés, avec "au moins deux femmes et deux enfants", selon lui.

Un porte-parole du ministère de la Défense a quant à lui indiqué que le nombre des femmes pourrait être "de quatre à six". "Mais nous n’avons pas de confirmation pour l’instant", a-t-il ajouté.

Des dizaines de milliers de soldats et de policiers déployés pour les élections

Vendredi à l’aube, une explosion a été entendue, sans que son origine soit connue, selon un journaliste de l’AFP sur place et, jeudi, un membre de la Garde nationale avait été tué et un autre blessé dans les échanges de tirs entre les forces de l’ordre et les hommes armés.

La maison a été encerclée suite à des informations obtenues après l’arrestation de "deux éléments terroristes" à Kébili, à 500 kilomètres au sud de Tunis, selon lesquelles "d’autres éléments terroristes se trouvaient dans une maison" dans cette banlieue de la capitale.

Ces violences interviennent alors que la Tunisie organise dimanche des élections législatives qui, avec la présidentielle du 23 novembre, sont cruciales pour la stabilité du pays. Les ministères de la Défense et de l’Intérieur ont mis en garde contre des éléments "terroristes" qui chercheraient à entraver ces scrutins, et le gouvernement a prévu de déployer des dizaines de milliers de soldats et de policiers le jour du vote.

(Avec AFP)