Économie

Hassan Ouriagli place ses hommes dans les filiales du holding royal SNI

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Mis à jour le 24 décembre 2014 à 17:18

Hassan Ouriagli, le nouveau PDG de la SNI, le holding royal marocain, vient de nommer trois managers à la tête d’importantes filiales du groupe. Une réorganisation qui vient tout juste de commencer.

Jeu de chaises musicales à la SNI. Trois mois après sa nomination à la tête du holding royal, Hassan Ouriagli vient de procéder à la nomination de nouveaux dirigeants à la tête de trois filiales du groupe.

Come-back

La première est celle de Ramses Arroub, qui signe ainsi son come-back, après avoir démissionné en juin dernier de son poste de PDG de Wafa Assurances. Arroub, qui avait à l’époque expliqué son départ par des raisons personnelles, prend désormais la tête d’Optorg, filiale parisienne de la SNI dirigée jusque-là par Hassan Ouriagli. Un poste qu’il cumulera avec sa nouvelle fonction de président du conseil de surveillance du sidérurgiste Sonasid. « Ramses Arroub a démissionné de Wafa Assurance pour rentrer à Paris où sa famille vit. En lui confiant la gestion d’Optorg, Ouriagli a pris en considération ce paramètre », confie un proche de l’ex-patron de Wafa Assurance.

Autre come-back, et pas des moindres : celui de Tajeddine Guennouni. Débarqué en 2010 de la présidence de Marjane Holding, l’artisan de la fusion Marjane-Acima, prend désormais la tête de Sotherma, producteur de l’eau de source Ain Saiss, et une des dernières filiales agroalimentaire de la SNI.

Marjane, justement, est aussi concernée par cette réorganisation. Dirigée depuis 2010 par Mohamed Lamarni, la filiale de grande distribution de la SNI sera désormais pilotée par Abdallah Tabat, une nouvelle recrue du groupe. Polytechnicien de formation, Tabat, 53 ans, est connu pour le qualités de manager qu’il a démontrées à la tête de Cegelec Maroc et de Alstom Maroc, avant d’être nommé PDG de Cegelec France. Il aura pour mission de consolider le leadesrhip du groupe Marjane, dans un secteur où la concurrence fait rage. Et sera l’homme de l’expansion africaine de l’enseigne qui s’apprête, selon des rumeurs insistantes, à accueillir un investisseur du Golfe dans son tour de table.

« Ce mouvement de réorganisation était très attendu. Ouriagli a besoin de placer ses hommes et ses propres équipes pour donner un nouveau souffle à la SNI. D’autres filiales importantes connaîtront des changements imminents », indique une source proche du nouveau PDG du holding royal.