Politique

Ebola : une ambassadrice américaine en tournée en Afrique de l’Ouest

L’ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU est arrivée dimanche en Guinée, première étape d’une tournée en Afrique de l’Ouest touchée par le virus Ebola. Samantha Power tient à évaluer sur place les raisons de l’expansion de l’épidémie d’Ebola malgré les efforts de la communauté internationale.

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Mis à jour le 26 octobre 2014 à 17:27

Samantha Power commence sa tournée africaine en Guinée. © AFP

Après la Guinée, l’ambassadrice est attendue en Sierra Leone et au Libéria, les trois pays les plus touchés par la fièvre hémorragique. Ebola a franchi le cap des 10’000 cas dans le monde avec 4922 morts enregistrés, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au 23 octobre.

Samantha Power doit se rendre aussi au Ghana, où est basée la Mission des Nations unies pour coordonner la lutte contre Ebola. "La mobilisation internationale contre Ebola doit être portée à une tout autre échelle", a-t-elle déclaré à la chaîne américaine NBC avant son départ.

La diplomate a déploré que de nombreux pays applaudissent à l’ONU les efforts des États-Unis et d’autres, "sans prendre eux-mêmes la responsabilité d’envoyer des médecins, des lits, ou l’argent nécessaire".

Selon l’estimation donnée par les Nations unies le mois dernier, près d’un milliard de dollars (952 millions de francs) sont nécessaires pour lutter contre Ebola pendant six mois. Selon le Financial Tracking Service des Nations unies, près de 500 millions de dollars ont été engagés, auxquels il faut ajouter 280 millions de promesses de dons.

Sur le terrain, les humanitaires expliquent qu’il faut davantage de médecins, d’infirmières et de centres de traitement. Quand il n’y a pas assez de lits, les malades sont renvoyés chez eux, où ils risquent d’infecter d’autres personnes.

Étape à Bruxelles

Mme Power se rendra ensuite à Bruxelles pour s’entretenir avec des responsables européens des moyens de lutter contre Ebola. Sa tournée s’achèvera le 30 octobre.

Interrogée sur les risques pour elle-même, elle a souligné qu’elle prendrait les précautions nécessaires. Les avantages d’un constat sur le terrain de ce qui se passe sont supérieurs aux risques, a-t-elle estimé.

(AFP)