Politique

RDC – Massacres de Beni : 200 suspects aux arrêts, selon la Monusco

Lors de son point de presse hebdomadaire mercredi à Kinshasa, la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) a annoncé que deux cents personnes ont été arrêtées dans le territoire de Beni, après les massacres qui ont fait environ 120 morts en un mois.

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Mis à jour le 5 novembre 2014 à 13:28

Les Casques bleus tanzaniens et les soldats congolais, le 26 octobre 2014 à Beni. © Monusco

"La police de la Monusco a mis en place conjointement avec la police nationale congolaise une stratégie opérationnelle de lutte contre l’insécurité à Beni qui a permis l’arrestation de 200 suspects, dont des membres du groupe armé ADF (Forces démocratiques alliées)", a annoncé, mercredi 5 novembre à Kinshasa, Charles Bambara, directeur de l’information à la Monusco.

"Les arrestations ont permis la saisie d’armes et munitions de guerre, de bombes, de radios et de nombreux effets militaires", a-t-il précisé, soulignant que la Monusco avait fourni un soutien logistique pour les interpellations.

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Bombes artisanales

Samedi déjà, les autorités provinciales avaient présenté à la population quelques suspects, expliquant qu’ils se préparaient à faire sauter le marché de Beni à l’aide de bombes artisanales – montrées au public avec un lot de machettes, l’arme utilisée dans les récents massacres.

Pour améliorer les interventions au profit des populations en danger, la Monusco, qui appuie la lutte contre les nombreux groupes armés de l’est congolais, a pris en charge le fonctionnement de deux numéros verts.

(Avec AFP)