Sécurité

Libye : plus de 30 morts dans des combats acharnés à Benghazi

De la fumée s'échappe de batiments officiels à Benghazi, le 3 novembre 2014. © AFP

Des sources militaires et médicales ont indiqué mercredi que plus de 30 personnes ont été tuées en trois jours dans des combats violents entre les forces pro-gouvernementales et des groupes islamistes à Benghazi, dans l'est de la Libye.

Depuis trois jours, l’armée libyenne et des groupes islamistes se disputent le contrôle de Benghazi, deuxième ville de Libye. Trente deux personnes, dont des civils et des militaires, ont déjà été tuées entre le 3 et 6 novembre dans les violences, selon le centre médical de Benghazi. Parmi elles, sept sont mortes mercredi.

À en croire des témoins, les affrontements en cours dans cette ville côtière située à 1 000 km à l’est de Tripoli sont les plus violents depuis le lancement à la mi-octobre d’une nouvelle offensive par des forces loyales au général à la retraite Khalifa Haftar appuyées par des unités de l’armée, contre des groupes islamistes.

Ces derniers, dont les radicaux d’Ansar al-Charia, s’étaient emparés en juillet de la quasi-totalité de Benghazi, que les forces pro-gouvernementales cherchent à reprendre.

>> Lire aussi : Les partisans de Kadhafi contre-attaquent en Libye

Les islamistes résistent

Depuis mercredi matin, les combats se déroulent dans l’est, l’ouest et le centre de la ville, notamment près du QG des forces de sécurité repris aux islamistes il y a deux jours, selon le porte-parole du chef d’état-major, le colonel Ahmed al-Mesmari. "L’armée fait face à une forte résistance des islamistes armés", a-t-il reconnu.

Les forces du général Haftar ont mené notamment des raids aériens contre les groupes islamistes retranchés dans le centre de la ville, selon une source de sécurité. Et la région proche du port a été également le théâtre d’affrontements, les forces pro-gouvernementales cherchant à la reprendre depuis lundi aux islamistes.

Toutes les activités ont été suspendues au port, qui était considéré comme le seul débouché commercial de la ville après la fermeture de l’aéroport en mai.

(Avec AFP)

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