Politique

Maroc : Ahmed Zaïdi, dirigeant socialiste, meurt dans un accident de la route

Ahmed Zaïdi lors d'une conférence de presse à rabat en 2012.

Ahmed Zaïdi lors d'une conférence de presse à rabat en 2012. © Capture d'écran YouTube.

Le décès d’Ahmed Zaïdi laisse la classe politique marocaine en état de choc. Ce dirigeant socialiste s’était illustré ces derniers mois par son opposition virulente à Driss Lachgar, actuel premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP).

La tragique nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre, dimanche 9 novembre dans l’après-midi. Ahmed Zaïdi s’est noyé dans sa voiture, alors qu’il s’était engagé dans un tunnel sous la voie ferrée, qui à ce niveau était inondée par l’oued Cherrat, en crue. Il est difficile de reconstituer dans quelles circonstances cet élu du coin, toujours député de la circonscription, a pu se laisser piéger dans un endroit aussi dangereux. Toujours est-il que la victime n’a visiblement pas pu se sortir de ce mauvais pas. Dès que les services de secours ont transféré sa dépouille mortelle à l’hôpital régional de Bouznika, les badauds ont commencé à y affluer. Et selon des témoins sur place, l’émotion y disputait à l’incrédulité.

La famille ittihadie, divisée ces derniers mois par les luttes d’influences entre la direction – de Driss Lachgar –  et le courant d’Ahmed Zaïdi, baptisé "Ouverture et démocratie", s’est provisoirement réconciliée. Driss Lachgar, qui s’est rendu dans la soirée de dimanche, pour présenter ses condoléances au domicile du défunt, a déclaré à la famille : "Ce qui s’est passé entre nous n’était pas facile mais nous sommes frères."Pas sûr que cette déclaration soit très heureuse, mais on ne peut reprocher à Lachgar d’avoir failli à la bienséance. En ces tristes circonstances, les socialistes ont donc resserré les rangs, et même Abderrahmane Youssoufi, l’ancien Premier ministre de transition, a fait une courte déclaration à la presse.

Parcours militant

À 61 ans, Zaïdi laisse derrière lui un long parcours militant, après une carrière à la télévision nationale. Présentateur du JT de la TVM, il a été le speaker vedette des années 1980 et avait interviewé les grands de ce monde : Senghor, Moubarak ou encore le roi Hussein. Elu communal puis député de sa ville natale de Cherrat, il habitait la commune voisine de Bouznika, une station balnéaire à mi-distance de Casablanca et de Rabat, très appréciée des deux capitales (économique et administrative) du royaume, il a été président du groupe socialiste de la Chambre des représentants, d’octobre 2007 à avril 2014, succédant à un certain… Driss Lachgar.

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