Entreprises & marchés

Les 16 milliards de dollars d’actifs dont le Nigeria envisage la vente

Ekko Atlantic City en cours de construction sur l'Île Victoria de Lagos le 19 mai 2014. (illustration)

Ekko Atlantic City en cours de construction sur l'Île Victoria de Lagos le 19 mai 2014. (illustration) © Gwenn Dubourthomieu pour Jeune Afrique

L’État nigérian envisagerait la vente d’une série d’actifs lui permettant de financer un ambitieux programme de développement, à en croire un document de prospective économique émanant de l’exécutif et cité par Bloomberg ce lundi.

Certes en fin de semaine, Abuja connaissait un certain succès sur les marchés financiers, avec l’émission d’une obligation très attendue, d’un milliard de dollars. Idem avec l’aide que la Banque africaine de développement s’est engagée à apporter à la relance nigériane.

Mais ces ressources ne suffiront pas à réconcilier l’effondrement des exportations de pétrole nigérian − dont l’État dépend en grande partie − et les ambitions du président Muhammadu Buhari en matière d’investissement.

Pour pallier cet écart, 16,4 milliards de dollars de trésorerie pourraient ainsi être libérée par la vente d’actifs d’ici quatre ans, selon une prévision du Gouvernement fédéral relayée par Bloomberg.

Ce document, qui explique comment le géant ouest-africain entend redresser son économie sur la période 2017-2020, fixe un objectif de croissance à 4,7% par an, et jusqu’à 7% en 2020. Ce qui est très ambitieux, à l’aune du recul de 1,54% enregistré par le Produit intérieur brut en 2016.

Moindre participation de l’État 

« Ils pourraient envisager de réduire la participation de l’État dans des co-entreprises dans le pétrole, de 55% à l’heure actuelle à 40 ou 45% à l’avenir. Ce qui, en soi, peut déjà générer 10 milliards de dollars », a commenté Pabina Yinkere, le directeur de recherche de la société financière nigériane Vetiva Capital Management Ltd.

A fortiori, les prévisions de production de pétrole journalière qui doivent atteindre 2,5 millions de barils par jour en 2020 sont optimistes. Les attaques répétées d’oléoducs et de terminaux par les Vengeurs du Delta du Niger (NDA) ont grévé la production de brut nigérian au point qu’elle est tombée en 2016 à son plus bas depuis plus plus de 20 ans à 1,4 million de barils en août.

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