Sécurité

Maroc : la ville d’El Hoceima de nouveau agitée par des échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre

Dans les rues d'Al Hoceïma, des milliers de personnes ont protesté contre la mort tragique de Mouhcine Fikri, le 30 octobre 2016. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

Des échauffourées ont opposé manifestants et forces de l'ordre dimanche à El Hoceima, dans le nord du pays, faisant près d'une trentaine de blessés parmi les policiers. Depuis le décès tragique d'un marchand ambulant, cette ville connaît des mouvement de contestation à répétition.

Selon l’agence de presse MAP, qui cite les autorités locales, des échauffourées ont éclaté dimanche 5 février « suite à l’organisation d’un sit-in de protestation » illégal et qui a « bloqué volontairement la voie publique ».

Des associations locales ont appelé ce jour-là à des sit-in en commémoration du 54ème anniversaire de la mort de Abdelkrim El Khattabi, leader de la résistance du Rif contre l’occupation espagnole. La police est alors intervenue « afin de disperser ces attroupements et rétablir le trafic routier », et « certains manifestants ont procédé à des jets de pierres », blessant 27 policiers, toujours selon l’agence officielle.

Dans un communiqué, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a « démenti » l’usage de balles en caoutchouc ou de grenades lacrymogènes contre les manifestants. Selon elle, Les policiers sont intervenus « en application d’une décision d’interdiction émanant des autorités locales et notifiée aux concernés », selon la DGSN, qui indique qu’aucune arrestation n’a été effectuée.

El Hoceima la frondeuse

La ville d’El Hoceima, chef-lieu du Rif, une région au passé frondeur, a connu des manifestations répétitives depuis la mort, le 28 octobre, d’un marchand de poisson, happé par une benne à ordures. Mouhcine Fikri, un jeune trentenaire, tentait d’empêcher la destruction de sa marchandise confisquée par les autorités. Au lendemain de ce drame qui a ému les Marocains, le ministère de l’Intérieur a promis un enquête impartiale afin de déterminer les responsabilités. Onze personnes, dont des responsables de l’administration des pêches et des employés du ministère de l’Intérieur, avaient été présentées à un juge d’instruction. Privilégiant l’hypothèse d’un homicide involontaire, l’enquête s’est achevée fin janvier et un procès devrait avoir lieu prochainement, selon la presse marocaine.

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