Sport

On refait le match – Mbourounot : « Le Burkina Faso méritait d’aller en finale »

Les joueurs burkinabè durant la séance de tirs au but à la fin du match Burkina-Égypte, qui se soldera par la victoire des Pharaons, le 1er février 2017. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Séduisant, le Burkina Faso a dominé une Égypte défensive et ennuyeuse, mercredi soir à Libreville en demi-finale de la CAN. Mais les Pharaons ont réussi à se qualifier à l’issue de la séance des tirs au but (1-1, 4-3 aux t.a.b). Une fin injuste selon Claude-Albert Mbourounot, l’ex-sélectionneur du Gabon, qui a accepté de refaire le match avec Jeune Afrique.

Jeune Afrique : Le Burkina Faso peut-il ressentir une forme d’injustice après cette élimination ?

Claude-Albert Mbourounot : Oui, bien sûr. Sur l’ensemble du match, les Étalons ont toujours cherché à jouer, à mettre sous pression la défense égyptienne, la plus solide de cette CAN. La possession du ballon était burkinabè. L’esprit d’initiative également. Si on fait le décompte, ils ont eu, et de loin, les meilleures occasions. En première période, je pense que le Burkina Faso aurait pu faire la différence. Mais ils ont peut-être parfois mis trop de temps à préparer leurs actions, ce qui les a empêchés de profiter des quelques espaces laissés par la défense égyptienne.

Comme face au Maroc en quart de finale, l’Égypte a marqué sur sa première véritable occasion…

C’est une équipe très réaliste. Elle compte des éléments talentueux, comme Mohamed Salah, qui a marqué ce but. Mais le Burkina Faso a su réagir rapidement, grâce à Bancé. Et jusqu’au bout du temps réglementaire, puis de la prolongation, il a cherché à faire la différence, à marquer ce deuxième but. Sincèrement, il méritait d’aller en finale. C’est sans doute une des équipes qui a produit le meilleur jeu lors de cette CAN. Mais elle est tombée sur un adversaire qui misait sans doute sur les tirs au but et l’expérience d’Essam El Hadary, son gardien, qui avait déjà réussi plusieurs arrêts importants lors du temps réglementaire.

Lors de la séance des tirs au but, on a vu Hervé Koffi, le gardien burkinabè, tirer le troisième penalty, et échouer…

Oui, et cela m’a étonné de voir un gardien tirer en numéro 3. En numéro 4 ou 5, cela m’aurait semblé plus logique. Et c’est Bertrand Traoré, pourtant très bon pendant la rencontre, qui a échoué sur le dernier tir au but. La jeunesse burkinabè n’a pas réussi à supporter la pression. C’est dommage, mais je pense que cette sélection a franchi un cap lors de cette CAN. Elle va encore progresser, et semble avoir un bon avenir devant elle. Dommage qu’elle ne se soit pas montrée plus efficace.

Et l’Égypte ? Parlons franchement, cette équipe, ultra défensive, est à mourir d’ennui. L’imaginez-vous changer d’attitude lors de la finale ?

Pas un instant. L’Égypte a réussi à atteindre la finale en jouant de manière défensive, en misant sur des contres et en sachant profiter des erreurs adverses. Elle n’est pas spectaculaire, elle n’est effectivement pas belle à voir jouer, mais ça marche. Elle n’a aucune raison de changer de stratégie. Les Égyptiens seront redoutables en finale, que ce soit face au Cameroun ou au Ghana. Ils ont l’habitude des finales…

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