Politique

Burkina : tensions entre civils et militaires en vue de la formation du gouvernement

Le lieutenant-colonel Zida le 19 novembre 2014, à Ouagadougou. © AFP

Le Premier ministre burkinabè, le lieutenant-colonel Zida, doit composer son gouvernement d'ici à samedi. Problème, des "appétits voraces" ralentiraient le processus, a critiqué jeudi l'un de ses proches.

La formation du gouvernement de transition burkinabè, qui doit être annoncé samedi, s’avère plus compliquée que prévue. "Ça n’avance pas, ça recule", a déclaré jeudi 18 novembre un officier parmi les plus proches collaborateurs du Premier ministre, le lieutenant-colonel Zida, en dénonçant les "appétits voraces" des civils.

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"Depuis (jeudi) matin, la société civile nous a pris en otage. Ils n’arrivent pas à s’entendre pour désigner leurs représentants. Nous pensions que c’étaient des gens sérieux. Mais ils nous ont amené des CV qui ne sont pas consistants", a dénoncé cet officier.

"Être membre du gouvernement n’est pas égal au volume de gaz lacrymogène respiré ou à la distance parcourue", a-t-il vitupéré. Les partis politiques d’opposition, autre composante majeure du gouvernement, sont de leur côté "en ordre de bataille" et posent donc moins de problème, a poursuivi ce militaire.

Le gouvernement comportera 25 ministres, dont 14 issus de l’opposition et de la société civile – "huit à neuf" issus des partis politiques d’opposition à l’ancien président Blaise Compaoré, et "cinq à six" de la société civile, a détaillé l’officier. Il siègera jusqu’à la fin de la période de transition, d’une durée d’un an et qui sera close par des élection présidentielle et législatives en novembre 2015.

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Le président et le Premier ministre attribueront les 11 portefeuilles restants, a-t-il précisé. "Il y aura trois à cinq militaires dans le gouvernement au maximum en plus du Premier ministre. Le reste, ce seront des civils parce que nous (armée) aurons également des civils", a expliqué l’officier.

La passation de pouvoir entre le lieutenant-colonel Zida, au pouvoir depuis la chute de Blaise Compaoré le 31 octobre, et le président de transition Michel Kafando, nommé le 17 novembre, doit avoir lieu vendredi.

(Avec AFP)
 

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