Société

Côte d’Ivoire : le procès des auteurs du rapt du Novotel repoussé au 21 février

À peine ouvert ce mardi à Abidjan, le procès des auteurs présumés du rapt du Novotel a été reporté au 21 février. Dix personnes, la plupart des militaires ivoiriens, sont accusées de l’enlèvement et de l’assassinat de quatre hommes dont deux Français en 2011, sur fond de crise post-électorale.

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Mis à jour le 20 février 2017 à 20:10

L’hôtel Novotel de la ville d’Abidjan, le 29 décembre 2011. © Nabil ZORKOT pour les Éditions du Jaguar

Le juge Mourlaye Cisseko a évoqué mardi 31 janvier « des difficultés sérieuses » pour justifier le report du procès après délibération de la Cour d’assise d’Abidjan, qu’il préside.

Il a notamment fait état de l’absence de cinq accusés sur dix : « Pour des raison matérielles, ces personnes ne sont pas assistées par des avocats ».

Agacement

Le procès a débuté ce mardi avec plus de trois heures de retard au palais de justice de Yopougon, un quartier d’Abidjan, en présence des avocats des familles des victimes, les bâtonniers Pierre Olivier Sur et Clémence Witt.

« Au bout de cinq ans, il est inadmissible que cette affaire ne soit pas jugée », s’est agacé Me Pierre-Olivier Sur, arrivé la veille à Abidjan. « Espérons que l’affaire viendra dans un mois. Je nous revois repartir peut-être pour un autre délai. Il faut que les choses cessent, il faut que le parquet général et le président fassent preuve d’autorité » a-t-il martelé.

Torturés et tués

Le 4 avril 2011, à Abidjan, le directeur de l’hôtel Novotel d’Abidjan, Stéphane Frantz Di Rippel, avait été enlevé par un commando militaire. Avec lui, Yves Lambelin, directeur général de Sifca, plus grand groupe agro-industriel ivoirien et figure du patronat local, son assistant béninois Raoul Adeossi et le Malaisien Chelliah Pandian, directeur général de Sania, filiale de Sifca.

Ils avaient par la suite été torturés et tués, selon le gouvernement du président Alassane Ouattara installé après l’arrestation le 11 avril de Laurent Gbagbo à l’issue de quatre mois de crise post-électorale.