Politique

Maroc : le député français Jean Glavany retire ses propos sur la santé de Mohammed VI

Suite à un appel de l’avocat du Palais, le député socialiste des Hautes-Pyrénées Jean Glavany s’est excusé pour ses déclarations au sujet de la mauvaise santé du roi du Maroc. Il a ensuite affirmé ne détenir aucune information sur l’état réel de sa santé.

Mis à jour le 27 janvier 2017 à 15:04

Le roi du Maroc, Mohammed VI, a nommé le 7 février 2019 six nouveaux walis. © Christophe Ena/AP/SIPA

« Je démens formellement détenir des informations médicales sur l’état de santé du roi du Maroc. Je ne suis pas médecin et je n’ai consulté aucun médecin. Je démens l’interprétation qui a été faite de mes propos. Je ne détiens aucune information et je n’ai fait aucune révélation sur l’état de santé du roi. »

C’est ainsi que s’est exprimé le député socialiste français Jean Glavany, jeudi 26 janvier, à l’Assemblée nationale après que ses propos sur la maladie de Mohammed VI ont suscité la réaction de Rabat.

Le mercredi 18 janvier, lors de la présentation d’un rapport parlementaire sur les atouts et les faiblesses du Maghreb, le député socialiste avait évoqué la fragilité de la gouvernance des pays dont les chefs d’État sont vieux ou malades. Il a cité le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, frappé par un AVC « qui a affecté sa mobilité et son élocution », mais aussi le roi du Maroc, lui aussi « atteint d’une maladie à évolution lente soignée à coup de cortisone »

Réaction de Rabat

Dans son communiqué d’excuses, publié au nom de la présidente de la commission des Affaires étrangères, Élisabeth Guigou (PS), Jean Glavany a dévoilé que le roi du Maroc l’avait contacté via son avocat.

« Son appel était sans agressivité aucune, parce qu’il sait que dans mon rapport, je ne tiens que des propos élogieux sur cette gouvernance et sur ce roi », a-t-il souligné. 

Au moment de la présentation de son rapport de mission parlementaire sur le Maghreb, l’ancien ministre de l’Agriculture sous Lionel Jospin a avoué avoir commis « une faute ». Celle de ne pas s’en être tenu aux propos préparés avec l’administratrice de la commission, et de s’être livré à un commentaire oral « un peu libre comme il aime le faire ». Or ce jour-là, il  » n’en était pas capable « .