Politique

Exclusif – Centrafrique : libération au Cameroun du chef rebelle Abdoulaye Miskine

Mis à jour le 27 novembre 2014 à 15:53

Les rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ont finalement obtenu la libération de leur chef, Abdoulaye Miskine, en échange de celle, effectuée la veille, du prêtre polonais Mateusz Dziedzic et de 26 otages, dont 15 camerounais, qui étaient déténus dans l’ouest de la Centrafrique.

Incertaine, voire compromise jusqu’au dernier moment, la libération d’Abdoulaye Miskine est finalement actée. Alors qu’il était détenu à Yaoundé depuis près d’un an, le chef rebelle s’est envolé jeudi 27 novembre peu après 15 h (heure locale) pour Brazzaville à bord d’un avion de la présidence congolaise. Sa libération, ainsi que celle de trois de ses proches, a été obtenue par ses hommes du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) en échange de celle du prêtre polonais Mateusz Dziedzic et de 26 otages, dont 15 camerounais. Mateusz Dziedzic et Abdoulaye Miskine ont d’ailleurs embarqué à bord du même avion pour la capitale congolaise.

Enlevé mi-octobre dans l’ouest de la Centrafrique par des hommes du FDPC, le père Mateusz Dziedzic a été libéré mercredi. Le religieux a d’abord été recueilli en RCA avant d’être transféré par voie terrestre à Yaoundé.

>> Lire aussi : Libération d’un prêtre polonais enlevé en octobre dans l’ouest de la Centrafrique

L’ancien ministre centrafricain Karim Meckassoua a joué depuis la capitale camerounaise un rôle central dans la libération. Les négociations ont également été menées par les autorités polonaises (une cellule de crise a été immédiatement mise en place), camerounaises (principalement par le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh) et congolaises.

En sa qualité de médiateur de la crise centrafricaine, le président Denis Sassou Nguesso a notamment dépêché son ministre d’État et directeur de cabinet, Firmin Ayessa, à Yaoundé où il a été reçu par Paul Biya. Le chef de l’État congolais devait par ailleurs s’entretenir dans la matinée avec son homologue polonais pour l’informer des circonstances de la libération. Depuis sa prison de Yaoundé, Abdoulaye Miskine était lui en contact permanent avec ses hommes.

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Par Vincent DUHEM