Sécurité

Exclusif – Centrafrique : libération au Cameroun du chef rebelle Abdoulaye Miskine

| Par
Abdoulaye Miskine chef de la rébellion du FDPC, le 5 avril 2013 en Centrafrique.

Abdoulaye Miskine chef de la rébellion du FDPC, le 5 avril 2013 en Centrafrique. © FDPC/AFP/Archives

Les rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ont finalement obtenu la libération de leur chef, Abdoulaye Miskine, en échange de celle, effectuée la veille, du prêtre polonais Mateusz Dziedzic et de 26 otages, dont 15 camerounais, qui étaient déténus dans l’ouest de la Centrafrique.

Incertaine, voire compromise jusqu’au dernier moment, la libération d’Abdoulaye Miskine est finalement actée. Alors qu’il était détenu à Yaoundé depuis près d’un an, le chef rebelle s’est envolé jeudi 27 novembre peu après 15 h (heure locale) pour Brazzaville à bord d’un avion de la présidence congolaise. Sa libération, ainsi que celle de trois de ses proches, a été obtenue par ses hommes du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) en échange de celle du prêtre polonais Mateusz Dziedzic et de 26 otages, dont 15 camerounais. Mateusz Dziedzic et Abdoulaye Miskine ont d’ailleurs embarqué à bord du même avion pour la capitale congolaise.

Enlevé mi-octobre dans l’ouest de la Centrafrique par des hommes du FDPC, le père Mateusz Dziedzic a été libéré mercredi. Le religieux a d’abord été recueilli en RCA avant d’être transféré par voie terrestre à Yaoundé.

>> Lire aussi : Libération d’un prêtre polonais enlevé en octobre dans l’ouest de la Centrafrique

L’ancien ministre centrafricain Karim Meckassoua a joué depuis la capitale camerounaise un rôle central dans la libération. Les négociations ont également été menées par les autorités polonaises (une cellule de crise a été immédiatement mise en place), camerounaises (principalement par le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh) et congolaises.

En sa qualité de médiateur de la crise centrafricaine, le président Denis Sassou Nguesso a notamment dépêché son ministre d’État et directeur de cabinet, Firmin Ayessa, à Yaoundé où il a été reçu par Paul Biya. Le chef de l’État congolais devait par ailleurs s’entretenir dans la matinée avec son homologue polonais pour l’informer des circonstances de la libération. Depuis sa prison de Yaoundé, Abdoulaye Miskine était lui en contact permanent avec ses hommes.

_____________

Par Vincent DUHEM

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3094_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte