Politique

Hollande aux Guinéens : « Nous avons le devoir de vous soutenir » dans la lutte contre Ebola

À son arrivée à Conakry, François Hollande a affirmé, vendredi, la solidarité de la France avec la Guinée dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola. Le président français se rendra ensuite à Dakar pour le sommet de la Francophonie.

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Mis à jour le 28 novembre 2014 à 17:11

François Hollande est en visite officielle en Guinée avant de se rendre à Dakar. © AFP

"Nous avons le devoir de vous soutenir" dans "l’épreuve que votre pays traverse". Tels ont été les premiers mots de François Hollande, vendredi 28 novembre, vers 13h30, peu après son arrivée à Conakry. Avant de se rendre à Dakar pour le XVe sommet de la Francophonie, les 29 et 30 novembre, le président français s’est rendu en Guinée pour une courte visite officielle largement consacrée à la lutte contre Ebola.

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"Nous sommes ensemble dans la lutte" contre le virus, a-t-il déclaré, ajoutant qu’il lancerait, à Dakar, "un appel à la mobilisation internationale". Cette visite du chef d’État français est première d’un dirigeant non africain dans un des trois pays les plus frappés par Ebola. D’après le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS),  arrêté au 23 novembre, cette épidémie de fièvre hémorragique a fait 5 689 morts sur 15 935 cas recensés en près d’un an, essentiellement au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, où elle s’est déclarée en décembre 2013. La Guinée à elle seule comptabilisait 1 260 décès sur 2 134 cas à la même date.

Donner "un nouveau départ" à la relation franco-guinéenne

Lors de sa visite en Guinée, la première d’un président français depuis 1999, François Hollande doit faire le point sur le déploiement de l’aide française dans ce pays, où la France a décidé de concentrer son action, en s’engageant à hauteur de 110 millions d’euros. Accueilli à l’aéroport par son homologue guinéen, Alpha Condé, il doit notamment visiter un laboratoire de l’Institut Pasteur installé au sein de l’hôpital Donka de Conakry et rencontrer des acteurs de la lutte contre la propagation du virus.

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La France a déjà ouvert un centre de soins gérée par la Croix-Rouge à Macenta, au cœur du foyer de l’épidémie en Guinée forestière (sud-est). Trois autres doivent être opérationnels d’ici à mi-décembre dans cette région. Par ailleurs, deux centres, l’un consacré à la formation des soignants, l’autre à leur traitement, doivent ouvrir prochainement à Conakry. François Hollande escompte également, à l’occasion de cette visite, donner "un nouveau départ" à la relation franco-guinéenne, en dents de scie depuis l’indépendance de la Guinée en 1958.

(Avec AFP)