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OIF – Succession de Diouf : l’Afrique parlera-t-elle d’une seule voix ?

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Abdou Diouf à la sortie de l'Elysée, le 10 septembre 2014.

Abdou Diouf à la sortie de l'Elysée, le 10 septembre 2014. © Kenzo Tribouillard/AFP

Une réunion de la dernière chance pourrait avoir lieu avant le huis-clos des chefs d’État, dimanche. Objectif : arriver à dégager un consensus sur une candidature africaine à la succession du secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf.

Mis à jour à 19h57.

L’Afrique parlera-t-elle d’une seule voix au moment de désigner le successeur d’Abdou Diouf, ce dimanche, lors d’une séance à huis-clos entre chefs d’État présents au sommet de Dakar ? Pour l’heure, rien n’est moins sûr, ce qui inquiète certaines délégations qui craignent que cette désunion n’aboutisse à favoriser la désignation de la candidate canadienne Michaëlle Jean. "En tant que personne, Michaëlle Jean a beaucoup de qualités, mais nous ne voyons pas le Canada prendre la tête de l’OIF", indique une source ministérielle africaine présente a Dakar. Il est vrai qu’au sommet de 2012, à Kinshasa, le Canada s’était montré opposé à l’élargissement du cercle fermé des membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU à un pays africain.

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Devant la difficulté de dégager un consensus sur un candidat issu du continent, des rumeurs circulent à propos d’une solution de dernière minute censée permettre de contourner le blocage. Sont ainsi évoqués les noms de l’ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, ou de l’ex-président libanais, Michel Sleiman. Autre scénario envisagé, une prolongation du mandat d’Abdou Diouf le temps d’aboutir à un accord.

"Si on doit se ridiculiser…"

Selon nos informations, dans les coulisses de la réunion interministérielle tenue jeudi matin, plusieurs délégations africaines ont formulé la suggestion de tenter une médiation de la dernière chance. L’idée est d’organiser au plus vite une rencontre entre l’hôte du XVe sommet, le Sénégalais Macky Sall, celui du sommet précédent, le Congolais Joseph Kabila, et les quatre chefs d’État africains ayant un candidat en lice (Burundi, Congo-Brazzaville, Guinée-Équatoriale et Maurice). Objectif : aboutir, comme le souhaite ardemment le président sénégalais, à une candidature consensuelle qui serait alors proposée aux délégations africaines. "Si on doit se ridiculiser, au moins que ce soit en tant que groupe", ironise un chef de délégation africain partie prenante à cette initiative. Seul problème : "le président mauricien n’est pas informé par la rencontre", assurait en fin de journée une source proche de son entourage…

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Mehdi Ba, à Dakar
 

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