Défense

Nigeria : le bilan du bombardement du camp de déplacés par l’armée s’alourdit à 90 morts

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 20 janvier 2017 à 10h23
Le camp de déplacés bombardé par erreur par l'armée nigériane dans la ville de Rann dans le nord-est du Nigeria le 17 janvier 2017.

Le camp de déplacés bombardé par erreur par l'armée nigériane dans la ville de Rann dans le nord-est du Nigeria le 17 janvier 2017. © Medecins Sans Frontieres/AP/SIPA

Selon un dernier bilan de l’ONG Médecins sans frontières (MSF), le bombardement du camps de déplacés mardi, dans la ville de Rann (nord-est), par l’armée nigériane s’élève à 90 morts. Pour la plupart des femmes et des enfants.

Et ce bilan pourrait encore s’alourdir, puisque plusieurs « rapports concordants » émanant de résidents de la ville de Rann, dans l’État du Borno, font état de 170 tués, a expliqué l’ONG, vendredi 20 janvier. Trois jours plus tôt, le CICR faisait état de 70 morts. 

« Ce chiffre doit être confirmé. Les victimes de cet épouvantable événement méritent que la lumière soit faite sur ce qui s’est passé et sur les circonstances dans lesquelles cette attaque a eu lieu », a déclaré le directeur général de MSF Bruno Jochum dans le communiqué.

Deux bombes

Selon l’ONG, un avion de l’armée nigériane a largué deux bombes au milieu de cette localité où près de 40 000 déplacés ont trouvé refuge, fuyant les violences des insurgés islamistes de Boko Haram.

Jusqu’à très récemment, les agences d’aide locales et internationales n’avaient pu se rendre à Rann en raison notamment des mauvaises routes et de l’insécurité, bien que les populations y manquent de tout, et principalement de nourriture.

L’ONG n’opérait que depuis peu dans cette localité proche de la frontière camerounaise. Les personnels humanitaires distribuaient de la nourriture aux déplacés lorsque le bombardement a eu lieu.

Ouverture d’une enquête

Le Nigeria a ouvert une enquête jeudi pour déterminer les circonstances de ce bombardement accidentel. Une liste de 20 témoins a déjà été établie et un comité, composé de hauts responsables militaires, devra présenter son rapport au plus tard le 2 février, a indiqué l’armée nigériane dans un communiqué.

Aucun journaliste n’a pour l’heure été autorisé à se rendre sur les lieux.

 

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