Politique

Égypte : le procureur général fait appel de l’acquittement d’Hosni Moubarak

Le procès Moubarak va rebondir en appel. Mardi, le procureur général égyptien a annoncé qu’il interjetait appel de l’abandon de l’accusation de complicité de meurtre à l’encontre de l’ancien chef de l’État, Hosni Moubarak.

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Mis à jour le 2 décembre 2014 à 11:34

Des partisans de Hosni Moubarak. © AFP

"Le procureur général a décidé de faire appel devant la Cour de cassation, de la décision du tribunal du Caire qui a blanchi samedi Hosni Moubarak", de l’accusation de complicité de meurtre qui pesait contre lui, a indiqué le parquet dans un communiqué, mardi 2 décembre.

L’ancien président était jugé pour son rôle dans la répression des manifestations de janvier-février 2011 ayant mis fin à ses trente années au pouvoir. Plus de 846 personnes avaient été tuées. Dans le procès, sept hauts responsables de la sécurité, dont l’ex-ministre de l’Intérieur d’Hosni Moubarak, Habib al-Adly, ont également été acquittés.

>> Lire aussi : "Égypte : la justice abandonne les charges de complicité de meurtres contre Moubarak"

La Cour de cassation, la plus haute juridiction dans le droit pénal en Égypte, peut maintenant soit confirmer le verdict de samedi, soit l’annuler, ce qui l’obligerait à examiner elle-même cette affaire, selon la législation égyptienne. Lors d’un premier procès en juin 2012, Hosni Moubarak avait été condamné à la prison à perpétuité mais la sentence avait été annulée pour des raisons techniques et l’affaire rejugée.

Après le verdict de samedi, un millier de manifestants s’étaient rassemblés près de la place Tahrir pour dénoncer la décision du tribunal. Le rassemblement a été dispersé par la police et deux personnes sont mortes dans les violences. Des figures de l’opposition de gauche ont également critiqué le verdict. De son côté l’ex-chef de l’armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi a assuré que l’Égypte n’allait pas revenir en arrière.

(Avec AFP)