Politique

Côte d’Ivoire : Kablan Duncan devient officiellement vice-président

L'ancien Premier ministre de la Côte d'Ivoire, Daniel Kablan Duncan. © Vincent Fournier/Jeune Afrique

L'ancien Premier ministre Daniel Kablan Duncan a été investi vice-président de Côte d'Ivoire lundi au palais présidentiel. Il inaugure ce poste créé lors de la dernière réforme constitutionnelle.

« Je me déclare prêt à vos côtés à relever les défis futurs en vue de réaliser votre grande ambition : faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020. » Plus qu’une allocution, c’est un discours d’allégeance à son président Alassane Dramane Ouattara que l’ancien Premier ministre Daniel Kablan Duncan a prononcé lundi, après sa nomination officielle en tant que vice-président de la Côte d’Ivoire.

Premier vice-président de l’histoire ivoirienne

Remplacé à son poste de Premier ministre par Amadou Gon Coulibaly après sa démission le 9 septembre dernier, Duncan ne quitte pas le pouvoir exécutif puisqu’il inaugure cette nouvelle fonction, mise en place avec la réforme constitutionnelle voulue par ADO et décriée par l’opposition.

Également élu député dans la circonscription de Grand Bassam, Duncan devient ainsi le deuxième personnage le plus important de l’État. À terme, le vice-président sera désigné en même temps que le président, à l’instar de ce qui se fait aux États-Unis. Mais d’ici là, comme le prévoyaient les mesures transitoires prévues jusqu’en 2020, il revenait au président Ouattara, réélu pour un deuxième et dernier mandat en octobre 2015, de nommer son vice-président.

Guillaume Soro très souriant

Parmi les personnalités assistant à la cérémonie figurait le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, qui recule à la 4e place de la hiérarchie protocolaire, du fait de la nouvelle Constitution. L’ancien chef de la rébellion s’est montré de bonne humeur, plaisantant avec de nombreux invités mais refusant de s’adresser à la presse.

Si certains voient la patte de Guillaume Soro dans la mutinerie de soldats qui a ébranlé le pays la semaine dernière, celui-ci s’est gardé d’intervenir dans la crise, et a toujours ouvertement soutenu la réforme constitutionnelle.

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