Politique

Kenya : 28 passagers d’un bus exécutés par des Shebab présumés

| Par AFP
Des policiers kényans près d’un bus attaqué par des hommes armés à Witu, le 18 juillet 2014.

Des policiers kényans près d'un bus attaqué par des hommes armés à Witu, le 18 juillet 2014. © AFP

Vingt-huit passagers d’un bus ont été exécutés tôt samedi matin dans le nord-est du Kenya, près de la frontière avec la Somalie, a annoncé le chef de la police du département de Mandera, Noah Mwavinda, attribuant l’attaque aux islamistes somaliens shebab.

« Je peux confirmer (…) que 28 voyageurs innocents ont été brutalement tués par les shebab », a déclaré à l’AFP M. Mwavinda, précisant que les assaillants avaient contraint le bus à s’arrêter avant de le conduire à l’écart de la route et d’exécuter les passagers identifiés comme n’étant pas musulmans.

La Croix-Rouge kényane a confirmé le bilan sur Twitter, après l’arrivée d’équipes sur les lieux de l’attaque. « Il y avait environ 60 passagers dans le bus (…) les miliciens lui ont tendu une embuscade à environ huit km de la sortie de Mandera, ville frontalière avec la Somalie », a expliqué M. Mwavinda.

« Ils ont  exécuté les non-musulmans »

Le bus qui se rendait à Nairobi avait quitté Mandera vers 05H45 (02H45 GMT). Une fois à l’écart de la route, les assaillants ont contraint les passagers à descendre et ont séparé ceux identifié comme non-musulmans des musulmans, a-t-il précisé. Ils sont remontés dans le bus avec les non-musulmans et ont tenté de quitter la zone, mais le bus s’est embourbé. « Ils ont donc exécuté leurs prisonniers », a-t-il indiqué, ajoutant que les assaillants s’étaient échappés en passant en Somalie.

Le Kenya – et notamment les régions frontalières avec la Somalie – a été le théâtre d’une série d’attaques attribuées aux shebab depuis que Nairobi a envoyé ses troupes combattre les islamistes dans le sud somalien en octobre 2011.

Cette attaque intervient alors que la police kényane a effectué lundi des descentes contre quatre mosquées de Mombasa, deuxième ville du pays, sur la côte kényane. Ces quatre mosquées ont été fermées par les autorités, qui estiment qu’elles sont passées sous le contrôle de prédicateurs radicaux liés aux shebab et servent de bases à la préparation d’attaques.

En juillet, les shebab avaient revendiqué l’attaque d’un bus sur la côte kényane, dans la région de l’archipel touristique de Lamu, à une centaine de km de la frontière somalienne qui avait sept morts. Une série d’attaque revendiquée par les shebab en juin et juillet dans cette région, visant des villages et des véhicules avaient fait une centaine de morts.

(AFP)

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