Banque

Algérie : les réserves de change ont chuté de 10 milliards de dollars

| Par Jeune Afrique
La Banque d’Algérie est responsable de la politique monétaire du pays. DR

La Banque d'Algérie est responsable de la politique monétaire du pays. DR ©

Après une dizaine d’années de hausse continue, les réserves de change de l’Algérie sont en recul. Rongées par la hausse des importations et la chute des cours du pétrole, elles ont chuté de 10 milliards de dollars entre fin mars et fin septembre 2014

À la fin du troisième trimestre 2014, les réserves de change de l’Algérie atteignaient 185,27 milliards de dollars, selon les chiffres rendus publics par la Banque d’Algérie, rapporte l’agence officielle APS. C’est 10 milliards de dollars de moins que le niveau enregistré six mois plus tôt, en mars 2014, où le « matelas de devises » du pays d’Afrique du Nord était de 195 milliards de dollars.

Aménuisement des flux

Après une décennie de hausse continue – avec des performances record en 2007 et en 2008 (+32 milliards de dollars par an) – le niveau des réserves de change du pays a « amorcé (…) une tendance baissière » en 2014, explique l’agence officielle. Ceci est dû, poursuit la même source, à « l’envolée des importations et [à] la forte chute des cours pétroliers [qui] ont fortement contribué à l’amenuisement des flux alimentant les réserves de change du pays ».

Lire aussi : 

Face à la chute des cours du pétrole, l’Algérie change de ton

Algérie : le président Bouteflika valide le budget 2015, déficitaire de 42 milliards d’euros

L’Algérie demande à l’Opep de réduire sa production

De plus de 110 dollars le baril en 2013, les cours du pétrole ont fortement reculé l’an passé. Au cours des six derniers mois, les cours du brut ont chuté de plus de moitié, tombant à moins de 50 dollars le baril début 2015.

Parallèlement, la baisse de l’excédent commercial de l’Algérie – portée notamment par une forte progression des importations – s’est poursuivie. Fin novembre 2014, il atteignait 5,37 milliards de dollars, contre plus de 8 milliards de dollars un an plus tôt et 17 milliards de dollars il y a deux ans.

Faire face aux chocs

Malgré ces résultats inquiétants, Mohamed Laksaci, le gouvernement de la Banque d’Algérie, s’est voulu rassurant durant l’examen du rapport annuel de l’institution par les députés l’Assemblée populaire nationale (APN).

« Nul ne peut nier l’existence d’indices d’un éventuel choc externe en raison de la baisse des prix du pétrole à partir de 2015 », a-t-il indiqué, selon les propos rapportés par APS. « Les réserves de change actuelles permettent à l’Algérie de faire face aux chocs sur la balance des paiements extérieurs à court et à moyen termes, mais cette capacité à résister aux chocs se dissipera vite si les cours du pétrole restaient à des niveaux bas pendant longtemps », a-t-il expliqué.

 

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3104_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer