Diplomatie

À compter du 19 janvier, Yahya Jammeh ne sera plus reconnu par l’UA comme président légitime de la Gambie

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Mis à jour le 13 janvier 2017 à 17h29
Le président gambien Yahya Jammeh

Le président gambien Yahya Jammeh © Sunday Alamba/AP/SIPA

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a indiqué vendredi qu’à partir du 19 janvier l’organisation continentale ne reconnaîtrait plus Yahya Jammeh comme président de la Gambie.

Pour l’Union africaine, il n’y aura pas de prolongation du mandat constitutionnel de Yahya Jammeh, qui arrive à terme le mercredi 18 janvier. Dès le lendemain, si ce dernier s’accroche au pouvoir, l’organisation panafricaine ne le reconnaîtra plus comme le président légitime de la Gambie.

La décision a été prise vendredi à l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité et de paix de l’UA consacrée à la situation post-électorale en Gambie.

« Caractère inviolable des résultats »

Le Conseil de sécurité et de paix a également « [déclaré] solennellement le caractère inviolable des résultats de la présidentielle du 1er décembre en Gambie », réaffirmant fermement « la politique de tolérance zéro en ce qui concerne les coups d’État et les changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique ».

Dans son communiqué, cet organe de l’UA a tenu à prévenir le président gambien sortant « de la responsabilité grave qui serait sienne, dans le cas où son action conduirait à une crise avec pour conséquences, un désordre politique et un désastre sur le plan humanitaire et des droits de l’homme, y compris la perte de vies humaines innocentes et la destruction de biens ».

Yahya Jammeh est également appelé à « s’abstenir de toute entreprise de nature à compromettre le processus devant conduire à la prestation de serment du président élu, le 19 janvier ».

Une délégation de la Cedeao était attendue ce vendredi à Banjul pour tenter, une nouvelle fois, de convaincre Yahya Jammeh de quitter le pouvoir. Plusieurs destinations sont même évoquées pour un éventuel asile du président sortant. Mais Adama Barrow, vainqueur de la présidentielle gambienne, a estimé, lui, qu’il était préférable que son rival reste dans le pays.

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