Politique

Gambie : le Nigeria, terre d’asile pour Yahya Jammeh ?

Yahya Jammeh lors de son dernier meeting de campagne le mardi 29 novembre 2016. © Jerome Delay/AP/SIPA

Les députés nigérians appellent l’exécutif à envisager d’offrir l’asile politique au président Yahya Jammeh, "comme moyen de mettre fin à l’impasse politique en Gambie".

« L’horloge tourne vite », écrivent ce jeudi les députés gambiens dans une motion portant sur la crise politique gambienne. Selon eux, il faut intensifier la diplomatie, le risque de violences et de déplacements de populations massifs menaçant la stabilité de l’Afrique de l’Ouest.

Les membres de la chambre basse du Parlement appellent également le président Jammeh à « respecter la volonté du peuple », qui a voté pour le candidat de l’opposition Adama Barrow lors de l’élection du 1er décembre.

« Un refuge sûr au Nigeria »

Le président nigérian Muhammadu Buhari, qui dirige la médiation régionale, devrait aussi envisager « d’offrir au président sortant Yahya Jammeh un refuge sûr au Nigeria pour vivre en sécurité, comme moyen de mettre fin à l’impasse politique en Gambie », ont-ils ajouté. Une solution déjà pratiquée par le passé, lorsque le pays avait offert l’asile à un certain nombre de dirigeants africains, dont l’ancien chef de guerre et ex-président du Liberia, Charles Taylor.

Néanmoins, la motion des députés ne lie pas le gouvernement, qui peut passer outre. Elle n’a d’ailleurs pas suscité de réponse immédiate du présidnet Buhari, qui devrait se rendre à Banjul, la capitale gambienne, vendredi pour des pourparlers

Le recours à la force ?

Lundi, le ministre nigérian des Affaires étrangères Geoffrey Onyeama avait déclaré que le recours à la force pourrait être envisagé en dernier recours pour permettre un transfert du pouvoir. « La violence doit être évitée, mais rien n’est exclu », avait-il affirmé à Abuja.

Yahya Jammeh, qui avait dans un premier temps accepté le résultat des urnes, veut désormais les contester devant les tribunaux et a prévenu qu’il ne quitterait pas le pouvoir avant que sa plainte n’ait été entendue par la Cour suprême. Une position qui laisse présager une longue impasse politique, la Cour étant dans l’impossibilité de statuer avant plusieurs mois, faute de juges disponibles.

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