Politique

Financement de la campagne de Sarkozy : retrouvailles houleuses entre Kanté et Dupuydauby

| Par Jeune Afrique
Kadhafi et Sarkozy en 2007 à Paris.

Kadhafi et Sarkozy en 2007 à Paris. © AFP

L’homme d’affaires malien Bany Kanté a fini par reconnaître devant les juges qu’il connaissait Jacques Dupuydauby, PDG de Progosa. C’est dans l’affaire du financement présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 par Kadhafi que les versions des deux hommes s’opposent.

(Mis à jour le 16/14/11 à  11:15)

L’homme d’affaires français Jacques Dupuydauby et le Malien Cheikh Amadou Bany Kanté, ex-responsable du Libyan African Portfolio en Afrique de l’Ouest, ont été entendus le 5 novembre à Paris par les juges Cros et Legrand dans l’affaire du financement présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi.

Les deux hommes ont ainsi eu l’occasion de confronter leurs versions des faits – Dupuydauby certifiant que Kanté lui avait montré en janvier 2009 une lettre signée par Moussa Koussa, l’ancien chef des services de renseignements libyens, prouvant le versement d’un don de 50 millions d’euros.

>> Lire aussi : les propos de Kanté démentis par Dupuydaby

Les retrouvailles ont été houleuses. Avant même leur audition, Dupuydauby et Kanté ont dû être séparés par les forces de l’ordre, ce qui leur a valu une verte réprimande.

Après avoir reconnu connaître Dupuydauby, Kanté a ensuite fondu en larmes devant les magistrats, pour le plus grand plaisir du premier. Il a juré qu’il n’avait « jamais vu cette lettre », dont la justice cherche à établir l’authenticité, publiée par Mediapart. Bref, il n’a « aucune idée de ce dont il s’agit ».

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Précision :

À la suite de la publication dans JA de cet article, nous avons reçu de Me Éric Moutet, l’avocat de Bany Kanté, la lettre suivante.

« Monsieur Cheick Amadou Bany Kanté conteste radicalement la version de la confrontation avec Monsieur Dupuydauby telle qu’exprimée dans vos colonnes, laquelle porte atteinte à son honneur et à sa considération. Monsieur Kanté, qui était entendu en qualité de témoin, n’a évidemment jamais « fondu en larmes » devant les magistrats ni n’a été séparé par des forces de l’ordre dans les couloirs du palais, ceci ressortant à la fable la plus complète et la plus consternante.

Il a confirmé devant les magistrats ce qu’il avait déjà exprimé cet été, à savoir qu’il n’était concerné ni de près ni de loin par ce dossier, n’ayant jamais eu entre les mains une quelconque lettre signée Moussa Koussa. »

Réponse de la rédaction : Le récit de la confrontation fait par Jeune Afrique repose sur le témoignage de M. Jacques Dupuydauby et de son fils.

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