Banque

La Tunisie va émettre 1,75 milliard de dollars d’obligations souveraines en 2015

Ancien ministre de Bourguiba, Chedly Ayari a été nommé gouverneur de la Banque centrale de Tunisie en juillet 2012. © Hichem

La Tunisie compte lever 1,75 milliard de dollars en obligations libellées en dollars et en sukuks (emprunts conformes à la charia) en 2015. Le premier eurobond de l'année, d'une valeur de 750 millions de dollars, devrait être émis avant la fin janvier.

La Tunisie va émettre 1,75 milliard de dollars d’obligations libellées en dollars ou conformes à la charia (sukuks) cette année, a indiqué Chedly Ayari, le gouverneur de la Banque centrale, lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre de l’Économie et des Finances, Hakim Ben Hammouda tenue le lundi 12 janvier, au siège de la BCT.

« Nous allons émettre 750 millions de dollars d’obligations à la fin du mois de janvier, en plus des sukuks qui atteindront eux 1 milliard de dollars au troisième trimestre 2015 », a-t-il dévoilé selon les propos rapportés par l’agence Reuters. Les obligations libellées en dollars devraient porter une maturité de dix ans, a-t-il annoncé, ajoutant que les discussions avec les acteurs du marché financier doivent démarrer le 15 janvier.

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Durant la conférence du 12 janvier, Hakim Ben Hammouda a indiqué que l’émission des sukuks, envisagée l’an dernier, avait été repoussée à la seconde moitié de 2015, afin de laisser au Parlement le temps de passer les dispositions législatives nécessaires amendant la loi du 30 juillet 2013 qui autorise l’émission d’obligations conformes à la charia.

Appui aux réformes

Avec l’élection d’un nouveau Parlement et d’un nouveau président de la République, la Tunisie est en passe d’achever sa transition politique, entamée en 2011 avec le renversement du régime Ben Ali. Le pays reste toutefois engagé dans un grand nombre de réformes économiques, notamment en matière de subventions et dans le domaine bancaire.

Les nouvelles émissions obligataires que prépare Tunis ce mois-ci se feront sans l’appui de partenaires internationaux, a expliqué Chedly Ayari. Il faut toutefois noter que le pays d’Afrique du Nord bénéficie depuis le début de sa transition politique d’un important soutien de la communauté internationale, qu’il s’agisse du Japon, des États-Unis, du FMI, de la Banque mondiale, de l’Union européenne, de la Banque africaine de développement ou même de pays africains tels que l’Algérie.

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