Justice

Guinée équatoriale : Teodorín Obiang entre BMA et BMW

KAM / J.A.

© KAM / J.A.

L'affaire des "biens mal acquis" connaît un nouveau rebondissement. Alors que le procès de Teodorín Obiang devait débuter en France, le premier d'un homme d'État africain en exercice pour enrichissement illicite, la défense a obtenu lundi son report.

Ainsi Teodoro Nguema Obiang Mangue dit Teodorín, promu à la fin juin 2016 vice-président de la Guinée équatoriale par son père Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a réussi à gagner du temps dans la bataille judiciaire qui l’oppose depuis dix ans à Transparency International et Sherpa, deux ONG qui le poursuivent pour blanchiment d’abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, abus de confiance et corruption. Il encourt jusqu’à dix ans d’emprisonnement et une amende qui pourrait atteindre quelque 50 millions d’euros.

Lui conteste tout délit et assure avoir acquis son patrimoine français avec de l’argent légalement gagné dans son pays. Téodorin Obiang possède, entre autres, un hôtel particulier sur l’avenue Foch, un parc automobile de plusieurs dizaines de voitures de luxe, ainsi qu’une collection de bijoux d’une valeur de 10 millions d’euros.

Ouverture du procès le 19 juin

Après avoir épuisé les possibilités de recours pour éviter un procès en vertu de son immunité diplomatique, Teodorín Obiang et ses avocats ont donc obtenu lundi 4 janvier six mois supplémentaires, jusqu’au 19 juin, pour finaliser leur stratégie de défense. En attendant, ce fils d’une famille qui règne sur la Guinée équatoriale depuis 38 ans, aura tout le loisir de profiter de ses voitures et de son somptueux hôtel particulier qui, en devenant local diplomatique, a échappé à une confiscation des autorités judiciaires.

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