Société

Comment s’est comporté votre chef d’État sur Twitter en 2016 ?

Douze chefs d'État africains ont désormais des comptes Twitter certifiés. © Fotero/CC/Creative Commons

L'année 2016 a confirmé la tendance : les chefs d'État africains intègrent de plus en plus Twitter dans leur stratégie de communication. Certains ont même accompli de réels progrès ces 12 derniers mois. Suivez le guide.

Dans le club des chefs d’État certifiés, les nominés sont…

Combien de chefs d’État africains ont reçu leur badge bleu cette année ? Assez peu : il s’agit de l’Égyptien Abdel Fattah al-Sissi, du Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, et du Tanzanien John Magufuli.

Les trois personnalités rejoignent ainsi le club très fermé des chefs d’État du continent détenant un compte certifié sur le site de micro-blogging au petit oiseau bleu. Ils n’étaient que 10 en 2015 : le Gabonais Ali Bongo Ondimba, le Nigerian Muhammadu Buhari, le Sénégalais Macky Sall, l’Ougandais Yoweri Museveni, le Burundais Pierre Nkurunziza, le Rwandais Paul Kagame, le Sud-Africain Jacob Zuma, le Kenyan Uhuru Kenyatta.

Dans ce lot se trouvait également le désormais ex-président tanzanien Jakaya Kikwete et le président sortant ghanéen John Dramani Mahama. Le successeur de ce dernier, Nana Akufo-Addo, qui sera investi samedi 7 janvier, est aussi un utilisateur certifié. Ce qui porte, en ce début 2017, à douze le nombre des chefs d’État africains dont les comptes sont authentifiés sur Twitter.

Quels chefs d’État africains peinent à être reconnus sur Twitter ?

Inversement, ils sont 17 à détenir des comptes non certifiés. Autrement dit, 17 chefs d’État africains gazouillent encore sur Twitter sans que l’on soit sûr, à 100 %, qu’il s’agit bien là de leurs propres posts.

Dans cette catégorie de mauvais élèves se bousculent les présidents Alassane Dramane Ouatara (Côte d’Ivoire), Yahya Jammeh (Gambie, dont le sort est encore en suspens depuis sa défaite à la présidentielle de décembre), Peter Mutharika (Malawi), Filipe Jacinto Nyusi (Mozambique), Hage Geingob (Namibie), Mahamadou Issoufou (Niger), Idriss Déby Itno (Tchad), Faure Gnassingbe (Togo), Beji Caïd Essebsi (Tunisie), Edgar Lungu (Zambie), Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Alpha Condé (Guinée) et Ernest Bai Koroma (Sierra Leone).

Pis, les trois derniers disposent de comptes restés en veille depuis plus de trois ans selon Twiplomacy, une étude globale de l’agence américaine Burson-Marsteller sur l’utilisation de Twitter par les leaders mondiaux.

Twitter a pourtant démocratisé depuis l’année dernière l’accès au badge bleu. Chaque utilisateur peut désormais en faire la demande, en s’assurant d’avoir respecté certains préalables : le compte doit présenter un « intérêt public », disposer d’un numéro de téléphone et d’une e-mail vérifiés, d’une photo de profil, d’une biographie et d’au moins deux liens qui « [redirigent] vers des sites web attestant de l’intérêt médiatique du titulaire du compte et de sa pertinence dans son domaine ».

La demande devra comprendre également un résumé de raisons justifiant la nécessité de certifier le compte. À vos claviers, chers chefs d’État encore à la traîne !

Le chef d’État africain certifié le plus attractif en 2016 est…

En 2016, Roch Marc Christian Kaboré a été le chef d’État africain le plus attractif sur Twitter. Le président burkinabè a en effet gagné plus de 87% d’abonnés par rapport à l’année dernière.

Passer la souris sur les barres pour voir le nombre d’abonnés du président Roch Marc Christian Kaboré en 2015 et en 2016.

L’intégration de nouveaux outils dans la stratégie de communication du chef de l’État burkinabè n’est pas étrangère à cette performance. Tous les faits marquants des activités quotidiennes de Roch Marc Christian Kaboré sont relayés sur son fil Twitter. Fin décembre, une tweet-conférence a même été organisée. Une initiative rare en Afrique de l’Ouest, au cours de laquelle le président du Faso a répondu, via Twitter et Periscope, aux questions de ses compatriotes.

2016, année des chefs d’État africains francophones sur Twitter

Derrière Roch Marc Christian Kaboré, il y a le Gabonais Ali Bongo Ondimba qui a multiplié par 85 le nombre de ses abonnés en un an. Sur le podium de l’attractivité se trouve un autre chef d’État francophone : le Burundais Pierre Nkurunziza. Il est suivi par 61,7% des followers de plus qu’en 2015. La contestation de la réélection de ces deux chefs d’État ont sans doute eu une incidence sur cette visibilité sur le réseau social.

Passez la souris sur les barres pour en savoir plus.

L’Afrique anglophone garde toutefois son avance

Toutefois, en terme de popularité sur Twitter, les chefs d’État des pays anglophones sont encore loin devant les homologues francophones. Abstraction faite de l’Égyptien Abdel Fattah al-Sissi (1 218 977  abonnés), ce sont eux qui occupent les huit premières places du classement dans cette catégorie.

La palme d’or revient désormais au Kényan Uhuru Kenyatta qui a dépassé le Rwandais Paul Kagamé, chef d’État le plus populaire en 2015, en nombre d’abonnés sur Twitter.

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