Sécurité

Tunisie : le gouvernement « pas favorable » au retour des jihadistes

Le Premier ministre Youssef Chahed à Tunis le 8 décembre 2016. © Fethi Belaid/AFP

Youssef Chahed, chef du gouvernement tunisien, a affiché ce jeudi sa fermeté sur la question du retour des jihadistes dans leur pays, affirmant qu'ils seraient « immédiatement arrêtés » et jugés selon la loi antiterroriste.

« Je veux affirmer que l’État tunisien n’a signé aucun accord sur le retour des terroristes et que la position du gouvernement est claire : il n’est pas favorable à leur retour des zones de tension », a rappelé Youssef Chahed dans une déclaration diffusée, le jeudi 29 décembre, sur la chaîne publique Wataniya.

« Ceux qui reviendront seront immédiatement arrêtés dès leur arrivée sur le territoire tunisien et seront jugés. Et la loi antiterroriste sera appliquée contre eux », a martelé le Premier ministre tunisien.

Selon lui, l’État tunisien « possède la liste de tous les terroristes [tunisiens] qui sont dans les zones de tension et au sein d’organisations terroristes ». « Nous les connaissons un par un et nous avons toutes les données sur eux », a-t-il assuré.

Ces déclarations interviennent alors que l’inquiétude grandit  et que le débat s’est récemment emballé dans le pays sur la question d’un retour massif de milliers de jihadistes tunisiens. La Tunisie compte plus de 5 000 ressortissants dans les rangs d’organisations jihadistes à l’étranger, selon un groupe de travail de l’ONU.

Plans d’action

Certaines voix ont appelé à les déchoir de leur nationalité. Mais cette mesure a toutefois été rejetée par le président Béji Caïd Essebsi dès le début du mois, puisqu’elle est interdite par la Constitution.

La réunion ministérielle devant définir un « plan d’action » sur le sujet autour du Premier ministre Youssef Chahed, pourtant annoncée pour jeudi 29 décembren, n’a pas eu lieu. Mais le Premier ministre aurait discuté avec le président Caïd Essebsi « des plans d’action du gouvernement pour traiter le dossier des Tunisiens de retour des zones de tension », selon un communiqué de la présidence de la République.

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