Politique

Syrie : la Russie et la Turquie annoncent un cessez-le-feu sur tout le territoire

Un cessez-le-feu en Syrie doit entrer en vigueur sur l’ensemble du territoire dans la nuit de jeudi à vendredi, sous l’égide de la Russie et de la Turquie. Il ne concerne pas l’État islamique ni le Front al Nosra.

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Mis à jour le 29 décembre 2016 à 16:59

Le président russe Vladimir Poutine à Sotchi, le 6 octobre 2015 © Alexei Nikolsky/AP/SIPA

« Les modalités de la trêve ont été acceptées et signées par le gouvernement du président Bachar al Assad et les groupes d’opposition », a déclaré à Moscou le président Vladimir Poutine, cité par l’agence de presse RIA.

À Ankara, le ministère turc des Affaires étrangères a précisé que la Turquie et la Russie seraient les garants de la trêve, qui doit prendre effet à 00h00 ce vendredi 30 décembre.

En réalité, trois documents ont été signés. « Le premier [a été signé par] le gouvernement syrien et l’opposition armée [pour] un cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire syrien », a indiqué la présidence russe. Le deuxième porte sur la mise en place de mesures visant à contrôler le respect de la trêve. Le troisième document décrète une « volonté de lancer des négociations de paix sur le règlement syrien », a souligné la présidence russe.

Le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, a quant à lui indiqué que des groupes représentant 62 000 rebelles armés avaient signé l’accord. Le cessez-le-feu, salué par l’émissaire de l’ONU Staffan de Mistura, a notamment reçu le soutien de la Coalition nationale syrienne (CNS), principale formation de l’opposition en exil.

À Damas, l’armée syrienne a d’ailleurs précisé que le cessez-le-feu ne concernait pas l’organisation djihadiste État islamique, le Front al Nosra et tous les groupes qui leur sont liés.

Moins de soldats russes en Syrie

Le président russe Vladimir Poutine a d’autre part annoncé une « réduction » de la présence militaire russe en Syrie. La Russie mène depuis septembre 2015 une campagne de frappes aériennes en soutien au régime de Damas et assure ne viser que des groupes djihadistes.

Vladimir Poutine a souligné que la Russie allait « poursuivre absolument la lutte contre le terrorisme international » et « soutenir le gouvernement légitime syrien » dans cette lutte.

Des négociations de paix au Kazakhstan

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a de son côté annoncé le début de préparatifs aux négociations de paix sur le règlement du conflit syrien qui doivent avoir lieu prochainement à Astana, la capitale du Kazakhstan, à l’initiative de la Russie.

Il a indiqué que l’Égypte avait été invitée à s’associer au processus de paix. Selon lui, les États-Unis pourraient s’y joindre une fois que le président élu Donald Trump sera entré en fonction, à partir du 20 janvier.