Politique

Nigeria : la police affirme avoir déjoué un attentat à Lagos

Par
Mis à jour le 29 décembre 2016 à 17:31

Vue de Lagos en mai 2014. © Gwenn DUBOURTHOUMIEU pour Jeune Afrique

La police nigériane a annoncé ce mercredi avoir déjoué un attentat à la bombe contre un des principaux ponts de Lagos début novembre. Celui-ci aurait été préparé par un groupe séparatiste biafrais, dont le leader a été arrêté.

« L’objectif de l’attentat était le pont-autoroute Mainland Bridge, reliant sur treize km le quartier d’affaires d’Island au reste de la mégapole nigériane », a indiqué mercredi 28 décembre au soir le porte-parole de la police Don Awunah, dans un communiqué.

« Après une longue et difficile surveillance, le principal suspect Abiodun Amos, alias Senti, leader du groupe visant à faire exploser le Mainland Bridge à Lagos, a été arrêté le 2 novembre 2016 », affirme le porte-parole. « Deux fusils d’assaut AK-47 ont été saisis dans son repaire du quartier Ikorodu, à Lagos », a-t-il ajouté.

« Le principal suspect est un Igbo, natif de la région de Ese Odo, dans l’État d’Ondo. C’est un expert en explosifs, spécialiste de la fabrication d’engins explosifs artisanaux de grande taille à des fins terroristes », a encore précisé le porte-parole de la police.

Combat pour l’indépendance du Biafra

Selon lui, Abiodun Amos a fourni des informations qui ont permis de saisir deux cartons d’explosifs et 125 détonateurs dans le coffre d’une voiture, prête à prendre la route vers le pont. « Cet attentat qui a été déjoué aurait porté un coup colossal à l’État de Lagos et au Nigeria », a assuré le porte-parole de la police.

Celle-ci est toujours à la recherche d’autres membres du groupe. Ce dernier agissait au nom de l’indépendance de la région du Biafra, au Sud-Est du pays, explique-t-on. Le Biafra a été de 1967 à 1970 le théâtre d’une sanglante guerre civile, qui a fait plus d’un million de morts et les groupes séparatistes y sont encore nombreux.