Politique

Crise en RD Congo : l’Église espère un accord signé fin décembre

| Par AFP
Une manifestation de supporters de l’UDPS , en juillet 2016 à Kinshasa, en RDC.

Une manifestation de supporters de l'UDPS , en juillet 2016 à Kinshasa, en RDC. © John Bompengo/AP/SIPA

L’Église catholique a annoncé samedi qu’elle continuait sa médiation en vue de permettre la signature, le 30 décembre, d’un accord pour sortir la République démocratique du Congo de la crise provoquée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

Depuis le 8 décembre, des pourparlers entre pouvoir et opposition ont lieu à Kinshasa sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) en vue de permettre l’instauration d’un régime de transition politique jusqu’à l’entrée en fonctions d’un nouveau président élu.

« Nous pensons que vendredi [30 décembre] sera le jour […] solennel au cours duquel l’accord sera adopté et signé », a déclaré à la presse le président de la Cenco, Mgr Marcel Utembi.

« Nous sommes arrivés au bout du tunnel […] La divergence sur la gestion consensuelle de la période transitoire a été aplanie à 95% », a-t-il dit.

« La Cenco fera le travail qui reste à travers les passerelles auprès des autorités [le président Kabila] et des chefs [de délégation] des deux camps », a ajouté le prélat, archevêque catholique de Kisangani, grande ville du nord-est du Congo.

Les points de divergences sur lesquels les vues de deux délégations doivent être rapprochées n’en restent pas moins essentiels.

Selon Jean-Marc Kabund, secrétaire-général de l’UDPS, parti de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, ils ont trait au partage du pouvoir pendant la période intermédiaire, et en particulier au poste de Premier ministre et au contrôle des provinces.

Samedi à l’aube, les délégués du pouvoir et de l’opposition se sont séparés à l’issue d’une nuit de négociations sans parvenir à l’accord que la Cenco les avaient enjoints de conclure « avant Noël ».

Selon les grandes lignes de l’accord qui avaient été convenues jeudi soir, le texte en gestation prévoit l’instauration d’une période de transition politique permettant à M. Kabila de rester au pouvoir jusqu’à l’élection de son successeur, à l’issue d’un scrutin qui devra être tenu « fin 2017 ».

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