Économie

Coca-Cola reprend la main sur une partie de ses activités africaines

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Mis à jour le 21 décembre 2016 à 12:02

Point de vente de Coca-Cola à Nairobi le 28 mai 2007 (image d’illustration). © SAYYID AZIM/AP/SIPA

Mercredi, le géant américain a annoncé le rachat de 54,5% de Coca-Cola Beverages Africa (CCBA) – qui assure la production et la distribution de 40% des volumes de la compagnie d’Atlanta en Afrique – pour 3,15 milliards de dollars à Anheuser-Busch InBev (AB InBev), leader mondial belgo-brésilien des bières et principal embouteilleur mondial de PepsiCo.

Coca n’aura pas traîné. Quatre mois après que leader mondial belgo-brésilien AB Inbev a englouti SABMiller, brasseur né en Afrique du Sud et devenu numéro deux de ce secteur, le géant américain des boissons a repris la participation de SABMiller – acquise par AB Inbev lors de la fusion – dans CCBA. Le montant du rachat de 54,5% de CCBA atteint 3,15 milliards de dollars.

Coca-Cola Beverages Africa avait été lancé au second semestre 2014 par The Coca-Cola Company, SABMiller et l’investisseur sud-africain Gutsche Family Investments pour rassembler les opérations du géant américain de la boisson dans douze pays africains (dont l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Kenya, l’Ouganda et le Mozambique), représentant 40 % des volumes de Coca-Cola à travers le continent, pour 30 unités d’embouteillage et 14 000 employés.

À la conclusion formelle de la création de Coca-Cola Beverages Africa, la répartition du capital était prévue ainsi : SABMiller : 57 %, Gutsche Family Investments : 31,7 %, The Coca-Cola Company : 11,3 %. Après le rachat conclu mercredi, Coca devient l’actionnaire majoritaire de  Coca-Cola Beverages Africa, quoique sa participation exacte ne soit pas précisée.

L’accord de mercredi porte sur l’Afrique du Sud, la Namibie, le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie, l’Éthiopie, le Mozambique, le Ghana, Mayotte et les Comores.

Parallèlement, « les sociétés [Coca-Cola Company et AB Inbev] ont atteint un accord de principe pour la reprise par The Coca-Cola Company des intérêts d’AB InBev dans les opérations d’embouteillage en Zambie, au Zimbabwe, au Botswana, au Swaziland, au Lesotho, au Salvador et au Honduras », est-il noté dans le communiqué diffusé ce mercredi 21 décembre.

Coca justifiait début octobre cette reprise de ses activités africaines par une stratégie qu’il entendait développer avec d’autres partenaires. Le groupe aux 500 marques (Diet Coke, Coca-Cola Zero, Fanta, Sprite…), dont 1,9 milliard d’unités sont consommées chaque jour, note à présent que ces pays africains feront l’objet de nouvelles franchises, sans donner davantage de détails.