Société

Les tirailleurs sénégalais en voie d’obtenir la nationalité française ?

Rencontre entre François Hollande et Macky Sall le 20 décembre 2016. © Alain Jocard/AP/SIPA

Le président français François Hollande s'est engagé mardi à faciliter l'octroi de la nationalité française aux tirailleurs sénégalais qui ont combattu dans les rangs de l'armée de 1857 à 1960.

« J’ai demandé que des instructions très claires soient données pour qu’il y ait toutes les facilités leur permettant d’accéder à la nationalité française », a déclaré le chef de l’État à l’issue de son entretien avec le président sénégalais Macky Sall, à Paris.

« C’est eux qui formeront cette demande mais on compte bien marquer notre reconnaissance. Il n’y a pas plus belle reconnaissance que de pouvoir accueillir ces anciens combattants dans la nationalité française », a ajouté François Hollande.

« Sur les 30 ayant entrepris ces démarches à Bondy, 29 ont essuyé un refus »

Les tirailleurs sénégalais, terme qui regroupe les soldats recrutés dans toutes les colonies françaises en Afrique, ont été engagés aux côtés de la France dans ses différentes opérations militaires de 1857 à 1960.

Une pétition appelant à la naturalisation des tirailleurs sénégalais a été lancée en novembre par une élue socialiste de Bondy, en banlieue parisienne, Aïssata Seck, elle-même petite-fille de tirailleurs sénégalais, qui suit depuis plusieurs années les demandes de naturalisation déposées par ces anciens soldats.

« Sur les 30 ayant entrepris ces démarches à Bondy, 29 ont essuyé un refus », indiquait-elle en novembre à l’AFP, en soulignant notamment la difficulté de fournir des documents d’état-civil pour ceux nés dans des villages où les registres de naissance n’existaient pas.

Omar Sy, Jamel Debbouze… Ils ont signé la pétition

Selon le dernier chiffre communiqué sur le site change.org, la pétition a réuni à ce jour plus de 60 000 signatures, dont celles de l’acteur Omar Sy, du comédien Jamel Debbouze et de l’ancien ministre et président de l’Institut du monde arabe, Jack Lang.

Moins d’un millier de ces anciens soldats vivent aujourd’hui en France et pourraient bénéficier de cette mesure, selon les autorités.

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