Justice

Côte d’Ivoire : le procès de Simone Gbagbo reprendra le 10 janvier

Simone Gbagbo en 2011.

Simone Gbagbo en 2011. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

L’ordre des avocats ivoirien a annoncé que trois avocats avaient été commis d’office ce mardi, en vue de la reprise le 10 janvier du procès pour crimes contre l’humanité de l’ex-première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo.

Le jugement de Simone Gbagbo est bloqué depuis des semaines suite au désistement de ses avocats, et selon elle, de la non parution des témoins que sa défense souhaite entendre.

Les pourparlers engagés avec eux par Me Abbé Yao, le patron de l’ordre des avocats ivoiriens, n’ont pas abouti, a-t-il déclaré à la presse à la sortie d’une réunion consacrée à cette affaire, ce mardi 20 décembre. En conséquence, Me Claude Mentenon (un ancien bâtonnier), Georges Viera Patrick et Amani Kouamé du barreaux d’Abidjan ont été commis d’office pour assurer la défense de l’accusée, a-t-il ajouté.

« Nous répondons aux injonctions de l’ordre des avocats » a pour sa part expliqué Me Claude Mentenon, l’un des avocats cités.

Manœuvres dilatoires

Fin novembre, Ange Rodrigue Dadjé, l’avocat de Simone Gbagbo, avait quitté la salle d’audience pour protester contre la décision du tribunal de rejeter sa demande. Il exigeait depuis des semaines la comparution de nombreuses personnalités de la crise ivoirienne.

Parmi les personnalités que la défense veut voir à la barre: l’actuel président de l’Assemblée nationale et ancien chef de la rébellion, Guillaume Soro, l’ancien Premier ministre Jeannot Kouadio Ahoussou, et l’ex-chef de l’armée, le général Philippe Mangou.

Un procès interminable

Simone Gbagbo est jugée depuis le 31 mai pour son implication présumée dans des tirs d’obus sur le marché d’Abobo, un quartier majoritaireent favorable à Alassane Ouattara, le rival de son mari à la présidentielle de novembre 2010, et pour sa participation à une cellule qui organisait des attaques menées par des milices et des membres des forces armées proches du régime.

Ces crimes présumés auraient été commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3 000 morts en cinq mois dans le pays après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.

Simone Gbagbo purge déjà une première peine de 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », prononcée en 2015.

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