Politique économique

Sénégal : la croissance attendue à 6,5% jusqu’en 2019

La ville de Dakar, en mars 2008. © REBECCA BLACKWELL/AP/SIPA

L’agence américaine Standard & Poor's a maintenu vendredi la note souveraine B+/B du Sénégal, avec des perspectives stables, pariant sur une croissance supérieure à 6,5% jusqu'en 2019. Ce, alors même que l'Afrique doit boucler l'année à son plus faible niveau de croissance depuis 20 ans.

C’est un petit satisfecit pour le Plan sénégal émergent (PSE) du chef de l’État Macky Sall, en visite d’État en France jusqu’à jeudi 22 décembre, notamment pour la promotion des relations économiques avec le Sénégal.

Vendredi 17 décembre, l’agence de notation américaine a maintenu, de nouveau, la note d’évaluation du risque de crédit à la République du Sénégal. La notation souveraine est maintenue à B+/B (à long et court terme), cependant encore en catégorie spéculative. L’agence confirme ainsi la note attribuée au pays en juin 2015. La perspective est stable.

« Nous considérons que le programme du gouvernement qui s’étale sur 20 ans − et dont 2015 était la première année d’application complète −, soutiendra la croissance économique par l’amélioration de l’approvisionnement électrique, le renforcement du secteur agricole et des transports », écrivent les économistes de l’agence américaine.

Croissance supérieure à 6,5% jusqu’en 2019

En conséquence de quoi, Standard & Poor’s table sur une perspective de croissance supérieure à 6,5% du PIB jusqu’en 2019, alors qu’elle est demeurée inférieure à 5% entre 2010 et 2014. L’agence prend là en compte des investissements publics et privés soutenus, comme dans les hydrocarbures, mais aussi dans les transports avec la construction du futur aéroport devant relier le futur aéroport international Blaise-Diagne au centre-ville de Dakar.

Seul bémol, que l’agence pointe toutefois de manière récurrente, le PIB par tête d’habitant : estimé à environ 1 000 dollars en 2016, il reste encore faible du fait d’une croissance démographique forte. De même, la réduction du déficit où les objectifs sénégalais apparaissent difficiles à tenir aux yeux des économistes de Standard & Poor’s.

« L’objectif du gouvernement est d’atteindre le critère de convergence de l’UEMOA fixé à 3% un an avant l’échéance limite de 2019. Toutefois, cet objectif se montre plutôt ambitieux et nous anticipons que le déficit budgétaire atteindra 3,5% du PIB en moyenne en 2017-2019, écrivent-ils.

Avec cette évaluation globalement positive, le Sénégal se range parmi les pays africains qui tirent leur épingle du jeu, alors que le continent dans son ensemble devrait clore une année 2016 à son plus bas depuis 20 ans.

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