Immigration

Méditerranée : 180 000 migrants secourus par les gardes-côtes italiens en 2016

Des migrants en train de traverser la Méditerranée appellent à l'aide, le 17 avril 2016.

Des migrants en train de traverser la Méditerranée appellent à l'aide, le 17 avril 2016. © Patrick Bar/AP/SIPA

En 2016, les gardes-côtes italiens ont secourus près de 180 000 migrants qui tentaient de rejoindre l’Europe en empruntant la mer Méditerranée. Un record.

Répartis tout au long des 8 000 km de littoral, les 11 000 gardes-côtes italiens surveillent la majeure partie des eaux entre la Libye et l’Italie. Des eaux désormais très fréquentées, puisque 180 000 personnes ont été secourues en mer cette année, dont plus de 4 000 la semaine dernière.

Des embarcations plus petites et plus nombreuses

Or, les nouvelles tactiques des passeurs ont profondément modifié le quotidien de ces gardes-côtes. « Ces dernières années, les passeurs envoyaient plus de gros bateaux, toujours avec un téléphone satellitaire », raconte à l’AFP Sergio Liardo, chef du centre opérationnel des gardes-côtes, « maintenant, il font partir quatre canots avec un seul téléphone. »

Par conséquent, le nombre d’embarcations secourues a augmenté de 40%.

L’ année 2016 a également été marquée par une série d’exodes massifs. Plus de 13 000 personnes ont ainsi été secourues en une semaine fin mai. Ils étaient 14 000 fin août en cinq jours, dont 7 000 secourus sur 53 embarcations le 29 août, et encore plus de 6 000 le 3 octobre

 

4 800 morts

Malgré les nombreuses opérations de sauvetage, plus de 4 800 migrants sont morts ou ont disparu en Méditerranée cette année. Les canots surchargés se dégonflent et prennent l’eau rapidement tandis qu’à bord, les migrants, affaiblis par les conditions effroyables qu’ils ont rencontrées en Libye, souffrent d’hypothermie ou sont asphyxiés par les émanations de carburant.

En Italie, le réseau des centres d’accueil de réfugiés est au bord de l’implosion. Au total, le secours en mer aura coûté 1,5 milliard d’euros cette année, auquel s’ajoutent les 2,3 milliards  consacrés à l’accueil des demandeurs d’asile.

La collaboration entre l’Union européenne et les pays africains de transit pourrait faire baisser le flux de migrants qui traversent la Méditerranée. Au Niger, le nombre de migrants qui traversent le pays en vue de gagner la Libye, puis d’emprunter la traversée a ainsi diminué de 100% en l’espace de six mois.

 

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