Politique économique

Bénin : les députés votent à l’unanimité un budget en hausse de plus de 40 %

Le quartier commercial de Ganhi à Cotonou, capitale économique du Bénin, le 23 février 2016 (photo d'illustration). © Gwenn Dubourthoumieu pour Jeune Afrique

Les députés béninois ont adopté jeudi à l’unanimité le budget d’exercice de l’État pour l'année 2017. Ce budget passe à 2 011 milliards de francs CFA contre 1 423 milliards en 2016, soit un accroissement de 41,24%.

Ce nouveau budget a été voté à l’unanimité des 83 députés du Parlement, qui a suivi largement son président, Adrien Houngbédji, lui-même de la même couleur politique que le chef de l’État, Patrice Talon.

« En votant pour ce budget 2017 qui promeut une croissance vigoureuse basée sur un investissement de plus de 800 milliards de francs CFA [1,2 milliard d’euros] en hausse de près de 190% par rapport à 2016, nous avons opté pour le développement et la croissance », a déclaré de son côté Augustin Ahouanvoébla, président du groupe parlementaire du Parti du renouveau démocratique (PRD).

L’investissement dans ce budget touche plusieurs secteurs notamment la culture, l’agriculture, les infrastructures, les transports, le numérique, l’énergie et l’accès à l’eau potable.

« Il s’agit d’un budget ambitieux à la mesure de la volonté politique. À travers ce budget nous donnerons des réponses méthodiques et systématiques aux défis de développement qui s’imposent à notre pays », explique Romuald Wadagni, le ministre des Finances.

Croissance espérée 

Ce budget prévoit un accroissement de 6% du PIB réel en 2017, contre 5% attendus à fin 2016. Le taux d’inflation et de la pression fiscale devraient atteindre respectivement 1,2% et 13,8%.

Quant au solde budgétaire global, dons compris, il ressortirait déficitaire avec le financement des projets structurants de la tranche 2017 du Programme d’actions du gouvernement (PAG) à 12,3% du PIB.

Net des dépenses liées au financement des actions d’investissement, le solde budgétaire pour la gestion 2017 ressort excédentaire à 1,5% du PIB.

Les prévisions de recettes brutes du budget s’établiraient à 1008 milliards de francs CFA, en hausse de 6,24% par rapport aux objectifs de la Loi de finances rectificative 2016 qui se chiffrent à un montant de 949 milliards de francs CFA.

Les dépenses budgétaires pour 2017 s’établissent, quant à elles, à 1697,986 milliards de francs CFA en hausse de 48,90% par rapport à 2016 qui s’élève à 1140,346 milliards de francs CFA.

Dans une conjoncture où les rentrées fiscales stagnent, pour financer ce budget, l’État compte s’adosser essentiellement sur les partenariats public-privé et les emprunts à moyen et long terme.

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