Bourse

Maroc : le gendarme boursier exige une nouvelle évaluation de la CGI

Les petits porteurs du titre CGI espèrent un relèvement du prix de l'offre publique de retrait. © Alexandre Dupeyron pour J.A.

L'Offre publique de retrait lancée par CDG Développement sur les titres du promoteur immobilier CGI a reçu une fin de non-recevoir. Le gendarme de la Bourse de Casablanca exige un second rapport d'évaluation avant de statuer sur la recevabilité de l'offre. Explications.

C’est un nouveau coup dur pour le groupe CDG Développement. Le projet d’offre publique de retrait déposé par le holding auprès du Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM) en vue de la radiation des titres de la CGI a été jugé irrecevable par l’autorité du marché casablancais.

Conflit d’intérêt

« À l’issue des différents échanges entre le CDVM et l’initiateur, il a été convenu de réaliser une évaluation supplémentaire des actions de la société visée, et ce par un deuxième évaluateur indépendant », signale le gendarme du marché boursier dans un communiqué.

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Une manière d’éviter tout soupçon de conflit d’intérêt dans une opération de retrait qui a fait couler beaucoup d’encre. L’évaluation initiale a été en effet confiée aux équipes de CDG Capital, banque d’affaires connue pour son sérieux, mais qui est affilié… au groupe Caisse de dépôt et de gestion (CDG). « Le conflit d’intérêt est flagrant. Nous saluons l’initiative du CDVM, qui pour une fois a pris en compte l’intérêt des actionnaires minoritaires », lance un petit porteur.

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« Une deuxième évaluation ne signifie pas forcément le relèvement du prix de l’offre », nuance toutefois un analyste financier. Les petits porteurs qui pour beaucoup ont acheté le titre CGI en temps d’euphorie ont peur d’être lésé dans cette OPR dictée par les pouvoirs publics.

L’action CGI a été introduite en Bourse en 2007 à 952 dirhams et a même plafonné un certain moment à plus de 2500 dirhams. Loin, très loin du dernier cours avant sa suspension, qui n’était que de 725 DH.

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