Sécurité

Crash d’EgyptAir : Le Caire assure que des traces d’explosifs ont été détectées

Au total, le drame survenu en 2004 a coûté la vie à 148 personnes dont 134 Français © Petros Karadjias/AP/SIPA

Des traces d'explosifs ont été détectées sur des restes de victimes du crash d'e l'avion de la compagnie EgyptAir reliant Paris au Caire le 19 mai dernier, a indiqué jeudi le ministère égyptien de l'aviation. Les enquêteurs français se sont montrés circonspects face à ces révélations.

Le vol MS804 s’était abîmé en mer Méditerranée entre la Crète et la côte nord de l’Égypte après avoir soudainement disparu des écrans radars. Les 66 personnes à bord, dont 40 Égyptiens et 15 Français, avaient été tuées le 19 mai 2016.

L’Égypte, qui a toujours privilégié la piste de l’attentat, a indiqué que la découverte des traces d’explosifs sur les restes de victimes avait été communiquée au parquet général. Car selon la loi égyptienne, le procureur est saisi « s’il devient clair aux yeux de la commission d’enquête (sur le crash) qu’il existe des soupçons sur l’origine criminelle de l’accident », a précisé le ministère égyptien de l’Aviation.

Trop tôt pour en tirer des conclusions 

De leur côté, les enquêteurs français ont toujours privilégié l’hypothèse d’un incident technique, une thèse appuyée par l’absence de revendication. L’analyse de l’une des boîtes noires – celle contenant les données de vol – avait révélé que des alertes signalant de la fumée à bord s’étaient déclenchées avant le crash de l’Airbus A320. Le mot « feu » avait été capté par un des enregistreurs de vols avant que l’appareil ne s’abîme en Méditerranée.

En France, le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile s’est montré circonspect. « En l’absence d’informations détaillées sur les conditions dans lesquelles ont été effectuées les prélèvements et les mesures ayant conduit à la détection de traces d’explosifs, le BEA considère qu’il n’est pas possible à ce stade d’en tirer des conclusions sur l’origine de l’accident », a indiqué à l’AFP une porte-parole du BEA.

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