Justice

Afrique du Sud : le gouvernement prêt à indemniser les victimes du massacre de Marikana

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 12 décembre 2016 à 16h39
Des mineurs chantent pour commémorer les victimes du massacre de Marikana, quatre ans après, le 16 août 2016, à Rustenburg, dans le nord-ouest de l’Afrique du Sud.

Des mineurs chantent pour commémorer les victimes du massacre de Marikana, quatre ans après, le 16 août 2016, à Rustenburg, dans le nord-ouest de l'Afrique du Sud. © Themba Hadebe/AP/SIPA

Plus de quatre ans après le massacre de Marikana, le 16 août 212, le processus d’indemnisation des victimes et de leurs proches franchit une nouvelle étape, a indiqué ce dimanche la présidence sud-africaine.

« Concernant l’indemnisation des victimes de Marikana, le gouvernement est prêt à payer », a précisé le président Jacob Zuma dans un communiqué daté du dimanche 11 décembre 2016. Soit plus de quatre ans après la tuerie qui avait profondément choqué l’Afrique du Sud.

La police nationale sud-africaine, la Saps, a demandé à ses avocats de faire des propositions, indique le document, pour les victimes dont les dommages et les préjudices subis ont été évalués. Ce serait désormais le cas pour la plupart des victimes décédées, comme pour les 275 cas individuels d’arrestation ou de détention arbitraire, précise la présidence.

Les préjudices évalués

À l’occasion du quatrième anniversaire du massacre de Marikana, en août 2016, le gouvernement sud-africain s’était déjà dit prêt à verser des compensations financières aux familles des victimes, une fois que le montant à verser à chacun des plaignants pour le dommage et le préjudice causés serait fixé.

Le rapport de la commission d’enquête sur le massacre – la commission Farlam, du nom de son président, le juge à la retraite Ian Farlam -, avait exonéré les dirigeants politiques de toute responsabilité dans la mort des 34 ouvriers grévistes, tombés le 16 août 2012 sous les balle de la police sud-africaine.

Y compris celle de l’actuel vice-président, Cyril Ramaphosa, important actionnaire à l’époque de la mine de platine de Marikana. La Commission dont le rapport a été publié en juin 2015, mettait en revanche en cause la chef de la police nationale, Riah Phiyega, suspendue de ses fonctions quatre mois plus tard, le 15 octobre 2015.

 

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