Sécurité

RDC : effectifs réduits à la Monusco en 2015, selon Martin Kobler

Martin Kobler dans le studio de la radio Okapi, le 21 novembre 2014. © Abel Kavanagh/Monusco.

Martin Kobler, le chef de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco), a annoncé jeudi la réduction des effectifs des Casques bleus en 2015. Une déclaration qui intervient alors que les exactions contre les civils se sont multipliées ces derniers mois dans l'est du pays.

"Si l’autorité de l’État est restituée, on peut réduire notre présence. Déjà nous allons le faire en 2015", a déclaré, le 4 décembre, Martin Kobler, le chef de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) au cours d’une séance d’échanges avec des internautes.

"D’ores et déjà, une délégation (…) de New York est venue pour voir comment la Monusco peut réduire les dispositifs de sa force, parce que la situation sécuritaire dans beaucoup de coins s’améliore", a-t-il expliqué, sans préciser quelle serait l’ampleur de cette réduction d’effectifs pour la Monusco, qui compte aujourd’hui quelque 20 000 hommes.

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La traque des ADF

Mais ces derniers mois, la situation sécuritaire s’est gravement dégradée dans l’est de la RDC. Le territoire de Beni, dans le nord de la province du Nord-Kivu, a été le théâtre d’une série de tueries qui ont fait environ 200 morts en octobre et novembre. Des massacres attribués aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), actifs depuis près de deux décennies à l’Est.

>> Lire aussi : La situation explosive de Beni expliquée en 4 points

Pour tenter de rétablir la sécurité dans cette partie du territoire national, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont repris l’opération "Sokola" (nettoyer, ratisser, en lingala), lancée en janvier avant d’être suspendue après avoir repris aux ADF plusieurs villages qu’ils contrôlaient dans le territoire de Beni.

À en croire la société civile du Nord-Kivu, de violents affrontements ont opposé jeudi l’armée congolaise aux combattants ADF dans le triangle Nadui, Mutara et Makembi, des anciens bastions des rebelles ougandais.

(Avec AFP)

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