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Cet article est issu du dossier «Mauritanie : elles existent et elles l’écrivent»

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Culture

Mauritanie : Marième Derwich, poète du métissage

Marième Derwich. © Daouda Corera pour JA

Elle dit dormir en France, mais vivre en Mauritanie. L’écriture a cette incroyable faculté de lui donner le don d’ubiquité. Ses identités plurielles, elle les écrit et en parle sans se lasser.

Marième Mint Derwich réside en France, où elle enseigne, et est tournée, tout aussi entière, vers la Mauritanie, où elle officie en tant que journaliste.

Les férus de la presse mauritanienne papier et digitale connaissent bien « Nous les Z’Autres », la chronique qu’elle tient depuis des années dans l’hebdomadaire Le Calame. Les Mauritaniens sont aussi nombreux à l’écouter sur la radio Kassayata, où sa voix singulièrement rauque les tire du sommeil en évoquant des sujets graves ou légers.

En 2014, elle a publié son premier recueil de poésie : Mille et un Je.

Métisse

Métisse de père mauritanien et de mère française, Marième Mint Derwich dit rêver d’une Mauritanie arc-en-ciel et, bien qu’elle vive et enseigne en France, elle se sent solidaire de toutes les luttes des femmes.

« S’il fallait choisir une seule priorité, ce serait que la Mauritanie assume sa multi-culturalité, son rôle dans une Afrique subsaharienne et maghrébine qui a les yeux rivés sur elle », revendique-t-elle.

Avant d’enchaîner, mi-sérieuse, mi-rieuse : « Et puis la France est aussi passée par là. La colonisation est terminée, mais les héritages sont là : elle a donné de la culture et des métisses, comme moi. Je suis le produit de tout cela. Je suis donc « mille et un je ». »

 

Mille et un Je (Éditions 15/21, Nouakchott 2014)

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