Elections

RD Congo : 1,8 milliard de dollars pour financer le processus électoral

Aux alentours de l'aéroport de Kinshasa, en novembre 2011. © Jerome Delay/AP/SIPA

La Commission chargée d'organiser les élections en République démocratique du Congo a annoncé ce mardi avoir évalué à 1,8 milliard de dollars le budget pour financer les scrutins prévus dans la Constitution. La date de l'élection présidentielle en revanche n'est toujours pas connue.

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Corneille Nangaa, vient de présenter ce budget au gouvernement, comme l’exige l’accord signé le 18 octobre au terme du dialogue politique mené par le pouvoir en place avec une partie de l’opposition congolaise.

La somme est importante, au regard du projet de budget de l’État pour l’année 2017, qui est évalué à 4,5 milliards de dollars. Deux fois moins que l’année précédente.

La Ceni et le gouvernement collaborent en ce moment pour évaluer les possibilités de réduire ladite somme, au regard des difficultés économiques que connaît le pays.

Le regroupement des scrutins en question

En 2013, la commission électorale avait sollicité du gouvernement congolais et des partenaires 1,3 milliard de dollars pour l’organisation de l’ensemble des 13 scrutins (directs et indirects) nationaux et locaux prévus par la Constitution, et qui correspondent aux élections présidentielle et législatives initialement prévues en 2016.

Ces scrutins étant programmés sur la même séquence, « le budget électoral est naturellement gonflé », analyse Corneille Nangaa. Il contredit ainsi le porte-parole du gouvernement Lambert Mende, qui soutenait en 2015 que le regroupement des scrutins permettrait d’en alléger le coût. Pour l’heure, le gouvernement n’a pas émis de déclaration quand à la présentation du budget électoral par la Ceni.

La chute des cours des matières premières complique la tache du financement d’un processus électoral déjà très agité en RDC. L’incertitude plane sur les ambitions de l’actuel président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et auquel la constitution interdit de se représenter. La présidentielle et les législatives qui devaient se tenir cette année ont été reportées sine die. Le calendrier électoral devait pourtant se préciser ces derniers jours.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte