Sécurité

RD Congo : poursuite des affrontements entre forces de sécurité et une milice dans le centre

La police congolaise bloque une route après l'explosion de Mpila à Brazzaville, le 5 avril 2012. © Elie Mbena/AP/SIPA

Les affrontements qui ont éclaté mardi à Tshikapa, dans le centre de la République démocratique du Congo, entre forces de sécurité et partisans d'un chef traditionnel tué en août, se sont poursuivis ce week- end, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

Quatre miliciens, partisans du chef Kamwina Nsapu tué en août par les forces de sécurité, ont notamment été tués samedi soir au cours de ces violences.

« Les miliciens ont réussi à investir la ville depuis hier soir », a affirmé dimanche à l’AFP un responsable local. « Quatre miliciens ont été tués, il y a aussi des victimes parmi nos vaillants militaires », a-t-il ajouté sans plus de précision.

Samedi, à la mi-journée, des « renforts militaires et policiers étaient acheminés au front », la capitale de la province du Kasaï (centre de la RDC), a indiqué à l’AFP un témoin de passage dans la ville.

« A partir de 20h00 (18h00 GMT), on a entendu des détonations à l’arme lourde et des rafales d’armes automatiques en provenance des faubourgs. Cela a duré toute la nuit » avec une reprise d’intensité « entre 5h00 et 7h00 », avant de se calmer, a-t-il ajouté.

En quittant la ville dimanche matin, ce témoin affirme avoir vu de nombreux habitants évacuer avec « leurs petits effets sur la tête ».

« La situation sécuritaire demeure préoccupante à Tshikapa avec le renfort des troupes de la garde présidentielle arrivées de Kinshasa vendredi soir à bord de deux avions cargos et un autre contingent arrivé par route pour contrecarrer la progression des milices du chef Kamwina Nsapu », a ajouté une source humanitaire sous couvert d’anonymat.

« Dimanche, des tirs nourris étaient encore entendus dans les faubourgs de Tshikapa », a-t-elle encore dit.

Kamwina Nsapu a été tué en août après s’être opposé aux autorités locales. Depuis, les provinces voisines du Kasaï sont le théâtre d’incursions meurtrières de ses partisans.

Fin septembre, les partisans de Kamwina Nsapu, dont les revendications ne sont pas clairement connues, avaient pris le contrôle de l’aéroport national de Kananga, dans le Kasaï central voisin, pendant plusieurs heures, avant d’en être délogés au cours d’affrontements qui, selon les sources, ont fait entre 49 et 100 morts.

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