Politique

Côte d’Ivoire : imbroglio autour de la tenue du congrès du FPI

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Pascal Affi N’Guessan et Sébastien Dano Djédjé.

Pascal Affi N'Guessan et Sébastien Dano Djédjé. © Montage JA

Rebondissement au Front populaire ivoirien. Alors que Pascal Affi N’Guessan avait annoncé mardi que le congrès du parti, qui devait se tenir à partir de jeudi, était reporté, le président du congrès, Dano Djédjé, a annoncé qu’il était maintenu.

Le congrès du Front populaire ivoirien peut-il se tenir sans son président actuel et propre candidat à succession ? C’est la question qui se pose mercredi 10 décembre à la veille de ce qui pourrait être l’ouverture d’un des rassemblements les plus mouvementés de l’histoire du FPI.

Le président du 4e congrès ordinaire, Sébastien Dano Djédjé, a annoncé, mercredi, le maintien de ces assises qui doivent s’ouvrir jeudi. Et ce, en complète contradiction avec la précédente déclaration du président du parti, Pascal Affi N’Guessan qui, mardi, brandissant une décision de justice, avait déclaré le report de l’événement.

>> Lire aussi : "Côte d’Ivoire : le congrès du FPI reporté, Affi N’Guessan toujours opposé à la candidature de Gbagbo"

"Le juge qui a pris l’ordonnance ne sait pas le fonctionnement du FPI", a déclaré Sébastien Dano Djédjé au cours d’une conférence de presse au siège provisoire du parti à Attoban-Cocody. Selon lui, "ceux qui s’agitent pour diviser le FPI ont des agendas cachés sinon que vient faire la justice dans notre affaire ?"

"Je ne suis pas au courant d’une quelconque décision de justice reportant le congrès. Si l’on m’envoie cette décision je la transmettrai au comité central qui donnera une suite. Pour l’heure, le Comité central ne m’a rien dit. Donc, le congrès se tient, demain » a-t-il encore indiqué.

Affi isolé ?

Le président Pascal Affi N’Guessan avait pourtant brandi mardi une ordonnance prise par le juge Ahmed Souleymane Coulibaly, président du Tribunal de première instance d’Abidjan, reportant le congrès initialement prévu pour les 11, 12,13 et 14 décembre.

Le magistrat s’était fondé sur la requête en "annulation du congrès" introduite auprès du tribunal par Pascal Affi N’guessan lui-même, qui s’oppose toujours à la validation de la candidature de Laurent Gbagbo à la tête du parti. Mardi, devant la presse, Affi N’guessan avait encore martelé que le "congrès ne se tiendra pas tant que la justice n’a pas tranché la question".

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Par Mathieu OLIVIER

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