Politique

L’ex-président Obasanjo poursuivi après avoir publié un livre critique envers Goodluck Jonathan

L'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. © Archives/AFP

L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo (77 ans) est sous le coup d'une décision de justice lui interdisant de publier son autobiographie en trois tomes, très critique envers l’actuel président Goodluck Jonathan.

"My Watch", le livre autobiographique publié en novembre par Olusegun Obasanjo, l’ancien homme fort du pays de 1976 à 1979 puis de 1999 à 2007 s’en prend très violemment au président Jonathan et à d’autres dignitaires actuels du régime. Une plainte déposée par Buruji Kashamu, chef du Peoples Democratic Party (PDP), contre le contenu de l’ouvrage avait conduit la justice à en interdire, le 7 décembre, la publication pendant l’instruction du dossier.

"Tant que cette affaire n’a pas été jugée, aucune partie n’est autorisée à publier ou à commenter" le contenu du livre, a déclaré mercredi 10 décembre la juge Valentine Ashi, de la Haute Cour d’Abuja, capitale fédérale du pays. M. Obasanjo, poursuit-elle, "doit démontrer pourquoi il ne devrait pas être puni pour le contenu de son livre et "réparer ce qu’il a abusivement fait".

L’avocat de M. Obasanjo, Realwon Okpanach, a répondu que son client, qui aprésenté son livre à lagos le 9 décembre, allait faire appel. Selon lui, l’autobiographie était  déjà sortie légalement en novembre, avant la plainte qui n’a été déposée qu’en décembre.

>> Lire aussi "Nigeria : Goodluck Jonathan sur les chapeaux de roue"

Un mauvais timing pour le pouvoir

La semaine dernière, la presse nigériane a divulgué de larges extraits du livre dans lesquels Obasanjo épingle à plusieurs reprises son ancien protégé Goodluck Jonathan, qu’il avait soutenu comme candidat à la présidence après la mort de l’ex-chef de l’État Umaru Musa Yar’Adua en 2010. L’ancien président se montre ces dernières années très critique envers la gestion du pays par les autorités en place.

L’actuel président a annoncé le 11 novembre dernier sa candidature à l’élection qui se tiendra en février 2015. M. Obasanjo s’est quant à lui rangé dans le camp de M. Muhammadu Buhari, possible candidat de l’opposition. Il ferait selon lui "un dirigeant fort, quasi inflexible, courageux et déterminé".

La juge Valentine Ashi laisse 21 jours à M. Obasanjo et à ses avocats pour faire appel des poursuites. En attendant, les livres doivent être retirés du marché.

(Avec AFP)

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