Justice

William Bourdon, la star des BMA

William Bourdon. © Bertrand Langlois / AFP

De confortables honoraires, une grande exposition médiatique, le tout dans un cadre juridique familier, hérité du temps des colonies... Quelles que soient la complexité des dossiers ou la réputation de leurs puissants clients, les plus grands ténors français se pressent sur le continent pour les défendre.

Salué ou décrié, le fondateur de l’association Sherpa, qui défend les populations victimes de crimes économiques, ne laisse personne indifférent. Et particulièrement en Afrique, terrain de chasse favori de ce pourfendeur des malversations. Il défend une partie des descendants de l’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza, l’ex-ministre tchadien de la Justice Jean-Bernard Padaré, l’État sénégalais dans l’affaire Karim Wade, le Béninois Patrice Talon et l’opposant togolais Jean-Pierre Fabre.

Il est l’initiateur de la plainte contre le dictateur tchadien Hissène Habré au Sénégal, mais a surtout fait parler de lui dans les affaires de biens mal acquis. À 58 ans, Bourdon se définit comme un avocat "engagé", un "artisan modeste du vent qui souffle en Afrique". Des convictions qui ne sont, selon lui, pas contradictoires avec la défense de membres du régime Kadhafi, y compris lorsque le dictateur libyen était encore au pouvoir, ou de Philibert Andzembé, ex-gouverneur gabonais de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), démis de ses fonctions après des révélations de détournement de fonds.

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