Justice

Affaire Omar Raddad : la justice sur la piste d’un nouveau suspect

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 21 octobre 2016 à 16h06
Omar Raddad et son avocate en décembre 2008 à Paris.

Omar Raddad et son avocate en décembre 2008 à Paris. © LYDIE/SIPA

25 ans après les faits, la justice a annoncé ce jeudi qu’une trace ADN relevée sur le lieu du crime pouvait correspondre à celle d’un homme, déjà condamné pour violences, enregistré au fichier national automatisé des empreintes génétiques.

Ce n’est qu’un « soupçon » de concordance, comme l’a précisé le procureur de Nice, mais il pourrait bien éclaircir le mystère qui entoure l’affaire Omar Raddad depuis 25 longues années. Depuis 1991, année où a été commis le meurtre de sa patronne Ghislaine Marchal, ce jardinier marocain, condamné en 1994, clame son innocence.

Il avait été gracié par Jacques Chirac en 1996, et cherche depuis à être entièrement réhabilité, enchaînant les révisions de procès. Pour la première fois depuis le début de cette saga judiciaire, il est peut-être en position de parvenir à ses fins.

« Enfin connaître la vérité »

Jeudi 20 octobre, Jean-Michel Prêtre, le procureur de la ville azuréenne, a affirmé que les empreintes génétiques relevées en novembre dernier sur les portes où avaient été inscrit le célèbre « Omar m’a tuer » semblaient correspondre avec celles d’un homme déjà condamné pour violences par le passé et dont les empreintes figuraient dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

Le 10 octobre, la justice avait déjà affirmé que ces traces ne correspondaient en aucun cas à celles d’Omar Raddad.

«On va peut-être enfin connaître la vérité», s’est réjouie Sophie Noachovitch, l’avocate d’Omar Raddad, saluant la « bonne nouvelle ». Tout en restant prudente, tant cette affaire au scénario digne d’un film – qui a d’ailleurs été tourné en 2011 – peut connaître encore de nombreux rebondissements.

De nouvelles analyses à venir

Le procureur de Nice est d’ailleurs allé dans le même sens, en relativisant la nouvelle :  «Il y a des vérifications qui sont faites, pour l’instant il n’y a rien de certain. Cela doit être confirmé par des analyses en laboratoire. » Si ces nouvelles analyses venaient à confirmer la concordance, Omar Raddad serait alors définitivement innocenté.

De quoi apaiser le jardinier, dont la vie a été chamboulée par cette affaire ? «Je l’ai appelé et il est très heureux. Mais maintenant, il veut connaître le coupable», a conclu son avocate.

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