Elections

Cap-Vert : le président Fonseca prête serment en présence de Macky Sall, IBK et José Mario Vaz

Jorge Carlos Fonseca à l'ONU.

Jorge Carlos Fonseca à l'ONU. © Richard Drew/AP/SIPA

Réélu dès le premier tour avec plus de 73% des voix le 2 octobre pour un second mandat de cinq ans, le président cap-verdien Jorge Carlos Fonseca a prêté serment jeudi. Pour l’occasion, trois chefs d’État d’Afrique de l’Ouest avaient fait le déplacement : Macky Sall, Ibrahim Boubacar Keïta et José Mario Vaz (Guinée-Bissau).

Lors de sa deuxième cérémonie d’investiture, cet ancien avocat et poète a rappelé l’une des priorités que s’est fixé le gouvernement : une croissance économique durable, assurant qu’il se battrait également pour que « les possibilités soient égales pour tout le monde ».

Dans les faits, Jorge Carlos Fonseca, 66 ans et candidat du Mouvement pour la démocratie (MpD, libéral), détient un rôle d’arbitre. Comme en Guinée-Bissau ou à São Tomé-et-Príncipe, anciennes colonies portugaises, la Constitution cap-verdienne prévoit  en effet que le Premier ministre dirige et que le Président arbitre.

Champ libre pour le MpD 

La très large victoire de Fonseca est pourtant loin d’être anodine. Sa réélection laisse le champ libre à son Premier ministre Ulisses Correia e Silva, également issu du parti libéral et tout aussi confortablement élu le 20 mars dernier face au PAICV, parti historique de l’indépendance de l’archipel.

Plusieurs États étaient représentés lors de la cérémonie d’investiture. Les présidents Macky Sall (Sénégal), Ibrahim Boubacar Keïta (Mali) et José Mario Vaz (Guinée-Bissau), ainsi que des représentants du Togo, du Gabon, des États-Unis, de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) ont assisté à la cérémonie.

Le Cap-Vert, réputé pour sa bonne gouvernance, est considéré comme un « modèle de démocratie » sur le continent. Lors d’une réunion au début du mois, Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial en Afrique de l’Ouest du secrétaire général de l’ONU, avait d’ailleurs décerné une mention spéciale au Cap-Vert, « un exemple remarquable : trois élections, toutes réussies, en 2016 » (législatives, municipales et présidentielle).

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