Banque

Burkina Faso : Coris Bank se lance dans la finance islamique

Coris Bank mise sur le sous-développement de la finance islamique en Afrique de l'Ouest. © Coris Bank

Dès avril, Coris Bank lancera une "offre islamique", une première au Burkina Faso. Elle devrait etre etendue par la suite aux filiales de la banque dans la sous-région.

Coris Bank prépare le démarrage en avril des activités d’une « fenêtre islamique » au Burkina Faso. Il s’agit pour le n°2 du secteur bancaire local de proposer à toute sa clientèle – et parallèlement aux produits traditionnels – une offre conforme à la sharia. Les clients de la banque dirigée par Idrissa Nassa pourront souscrire dans les succursales ordinaires de Coris Bank à quatre nouvealles offres : “Mourabaha” qui consiste en ventes effectuées sur la base du coût révélé augmenté d’une marge déclarée, “Moudaraba” ou financement par capitaux propres, “Ijara” ou transfert de l’usufruit  d’un bien à une autre personne et “Wadia”, un contrat de placement entre le déposant et la banque. Ces produits ne pourront pas servir à financer des secteurs comme les jeux de hasard, l’alcool, le commerce du  porc…

Moins de 1%

« Il s’agit pour Coris Bank d’être un partenaire de référence dans l’offre de produits et services conforme aux principes de la finance islamique », explique Sylvie Sally Kinda, chargée du projet finance islamique chez Coris Bank. Après le Burkina, la “fenêtre islamique” devrait être accessible dans les filiales de Coris au Mali, puis en Côte d’Ivoire et au Togo. 

C’est l’une des premières offres bancaires de ce type dans la région. Après le Sénégal, le Niger et la Guinée, qui comptent tous trois une entité du groupe Banque islamique (Tamweel Africa Holding), le Burkina sera un des rares pays dans la sous-région à faire l’expérience de la finance islamique. Alors que l’encours de ce type de finance dans le monde dépasse 2000 milliards de dollars, moins de 1% des actifs se trouvent en Afrique de l’Ouest. Aussi, avec sa “fenêtre islamique”, Coris Bank ambitionne de “diversifier ses activités tout en participant à la modernisation du système bancaire et financier », souligne Sylvie Sally Kinda.

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