Diplomatie

ONU : il n’y aura pas de plan de paix palestinien

L'ambassadeur palestinien à l'ONU Riyad Mansour le 22 juillet 2014 au Conseil de sécurité.

L'ambassadeur palestinien à l'ONU Riyad Mansour le 22 juillet 2014 au Conseil de sécurité. © AFP

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est prononcé mardi contre un projet de résolution palestinien sur un accord de paix avec Israël.

(Mis à jour le 31 décembre 2014 à 10h05)

C’est sans surprise que le Conseil de sécurité des Nations unies a rejeté mardi 30 décembre une résolution palestinienne portant sur un accord de paix avec Israël. Le texte a recueilli seulement huit voix pour, deux voix contre et cinq abstentions, alors qu’il aurait dû totaliser 9 voix en sa faveur pour être adopté. Trois membres permanents (la France, la Chine et la Russie) ont pourtant apporté leur soutien à la résolution.

Pas besoin de véto américain

Puisque la majorité n’a pas été atteinte, les États-Unis n’ont pas eu besoin d’exercer leur droit de veto, dont ils se sont souvent servis pour bloquer des résolutions défavorables à Israël. Un veto américain aurait pu provoquer la colère des pays arabes alliés des États-Unis dans la coalition qui combat les jihadistes de l’État islamique en Syrie et en Irak.

Côté africain, le Tchad a voté en faveur de la résolution, le Rwanda s’est abstenu. Le Nigeria, qui devait soutenir la résolution, a changé d’avis à la dernière minute et s’est abstenu, selon des sources diplomatiques.

Vers une procédure à la CPI ?

Le texte prévoyait notamment un accord de paix d’ici douze mois et le retrait israélien des Territoires occupés avant fin 2017. Les Palestiniens prévoyaient Jérusalem-Est comme capitale de leur État, réglaient la question des prisonniers palestiniens, demandaient l’arrêt de la colonisation israélienne et rappelaient le caractère illégal du mur de séparation.

Les responsables palestiniens se réuniront mercredi pour décider de la suite à donner au vote. Ils avaient prévenu qu’en cas de rejet de leur résolution par le Conseil de sécurité, ils chercheraient notamment à rejoindre la Cour pénale internationale (CPI) afin d’y mettre Israël en accusation pour crimes de guerre à Gaza. Mahmoud Abbas vient de faire une demande d’adhésion à la CPI.

>> Lire aussi : Comment la France a (presque) dit oui

Des succès diplomatiques pour la Palestine

Ce rejet du Conseil de sécurité marque un coup d’arrêt dans l’offensive diplomatique menée par l’Autorité palestinienne depuis quelques années. En 2012, la Palestine est devenue un État observateur non membre de l’ONU. Un nouveau statut avant tout symbolique – en tant qu’État non-membre, elle ne dispose pas du droit de vote -, mais révélateur d’une certaine dynamique.

Début décembre, l’Assemblée nationale française a adopté une proposition de résolution demandant au gouvernement de reconnaître l’État palestinien. Une démarche en voie de se généraliser en Europe et à laquelle le Parlement européen a apporté son soutien de principe, en votant un texte sans valeur contraignante.

>> Lire aussi : Qu’a fait la Palestine de sa première année d’observateur non membre ?

(Avec AFP)
 

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